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9 communistes solidaires du peuple algérien victimes de la répression
8 février 2022

Le 8 février 1962, une manifestation pacifique organisée par le PCF et des syndicats contre le terrorisme de l’OAS est violemment réprimée par la police parisienne. Des militants sont pourchassés jusque dans la station de métro Charonne. Plusieurs seront battus à mort. 9 morts sont à dénombrer. Le chef de la police de Paris ne fut jamais inquiété pour ces exactions.
Le 8 février 1962, une manifestation est organisée à l’appel des syndicats CGT, CFTC, FEN, SNI, UNEF pour dénoncer l’OAS, une organisation d’extrême droite qui posait des bombes pour combattre le mouvement d’indépendance en Algérie.
Le défilé avait rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes. Il était pacifique et il était clair que les manifestants voulaient à tout prix éviter tout contact avec les forces de répression.
Les élus communistes marchaient en tête de la manifestation. Cela n’a pas empêché la police de charger sur ordre du préfet Papon, ancien fonctionnaire du Vichy qui fut plus tard condamné pour complicité de crime contre l’humanité pour sa participation à la déportation de juifs dans des camps d’extermination.
Des manifestants seront poursuivis jusque dans la station de métro Charonne. Plusieurs seront battus à mort. Tous étaient des communistes et des syndicalistes.
Voici les noms des victimes de la répression :
Daniel Fery, 15 ans, employé de presse
Anne Godeau, 24 ans, agent des PTT
Jean-Pierre Bernard, 30 ans, dessinateur aux PTT
Fanny Dewerpe, 30 ans, sténodactylographe
Edouard Lemarchand, 40 ans, employé de presse
Suzanne Martorell, 40 ans, employé de presse
Raymond Wintengs, 44 ans, travailleur du Livre.
Hippolyte Pina, 58 ans, militant du PCF et de l’Union Syndicale du Bâtiment de Seine et Oise CGT
Maurice Pochard
Quelques jours plus tard, 1 million de personnes participèrent à leurs funérailles.
Ce massacre suscita une vive émotion à La Réunion, car le Parti communiste réunionnais était impliqué dans la lutte du peuple algérien pour recouvrer son indépendance. Durant cette période, des communistes réunionnais furent également tués par la répression anti-communiste. Le regretté Eugène Rousse leur consacra un ouvrage intitulé « Les 7 martyrs ».
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