Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Quelques enseignements du combat de Nelson Mandela
10 décembre 2013, par

Lors d’une conférence de presse, le sénateur Paul Vergès a mis en avant les responsabilités des « hommes et femmes politiques face à une aggravation de la situation économique et sociale. « Le moment de rupture approche aujourd’hui », aux responsables politiques d’agir et de s’unir pour changer le cours de la situation.
Au moment où le monde rend hommage à Nelson Mandela, Paul Vergès a pointé du doigt les « grandes déclarations » de certaines personnalités sur « l’exemple qu’ils vont suivre, sur la rigueur de Nelson Mandela, car il a tenu à ses convictions et ses principes et n’a jamais cédé ». « Ils le célèbrent alors qu’ils ne font pas 18 heures dans les mêmes convictions », a ironisé Paul Vergès.
Tirer les leçons et avancer
Il fait « tirer les leçons du passé alors que des échéances arrivent », a expliqué Paul Vergès, en faisant le lien entre l’Histoire de l’ANC et Nelson Mandela, face à Frederik de Klerk, dernier président blanc de l’Afrique du Sud de 1989 à1994. Ces derniers sont parvenus à trouver une solution politique contre l’apartheid. Dans la réflexion, « il y a eu un appel à s’entendre même s’ils étaient les pires adversaires ». A La Réunion, « il n’y a pas de gens aussi opposés que Mandela et De Klerk », raison pour laquelle, le sénateur a affirmé qu’il « faut à tout prix unir les efforts et arriver à un compromis, car c’est une mission indispensable pour conjurer le sort et arriver à quelque chose de miraculeux pour La Réunion ».
Pour Paul Vergès, « le mérite de Nelson Mandela est d’avoir vu la complexité de la situation et maintenu rigoureusement ses principes et objectifs » . Une position qui se traduit dans l’un de ses discours lorsque ce dernier dit « Prenez vos fusils, vos couteaux, vos pangas (épées) et jetez-les à la mer » . Il s’agit là d’un acte « courageux et extraordinaire » , car les Sud-Africains noirs ont été victimes et la voie qu’a proposé Nelson Mandela, « ce n’est pas la vengeance » a expliqué le cofondateur du PCR.
Ce dernier a mis en exergue « la préparation idéologique et politique de Nelson Mandela », qui lui a permis « d’assumer le passé de tout un peuple » et « de créer les conditions pour l’avenir ». Un postulat qui manque aujourd’hui dans la classe politique actuelle, car « c’est la grande foire aux déclarations, en jouant avec ceux qui ne connaissent pas l’Histoire » . En effet, un consulat d’Afrique du Sud a été créé à La Réunion, « où le consulat n’a eu aucune difficulté à être logé, reçu, mais aussi célébré » , par ceux qui aujourd’hui « font de grandes déclarations de principes » a expliqué Paul Vergès.
Dire la vérité aux Réunionnais
Faisant le parallèle avec la réconciliation faite entre Nelson Mandela et les autorités blanches, Paul Vergès a expliqué qu’aujourd’hui à La Réunion, l’aggravation de la situation économique et sociale appelle à une union pour mettre en place un projet pour l’île. « On sent dans les attitudes de la population », avec l’augmentation des violences, l’extrême pauvreté, le chômage et la dégradation du tissu économique, qu’ « il y a une réelle instabilité dans la société ». Les récentes informations sur le budget 2014, l’avenir menacé de la canne à sucre, la diminution des dotations aux collectivités mettent en avant « une aggravation de la situation économique et sociale, pire que toute celle qu’on a connue jusqu’à aujourd’hui ».
Face à ce contexte, « il faut se dire à quel moment il y aura une rupture », ce qui signifie que « le système en place sera bloqué et cela se traduira par une explosion sociale ou une implosion sociale ». « On assistera en 2014 à un spectacle amusant, voir triste », car « je vois venir avec évidence le moment crucial de la crise à La Réunion », a prévenu le sénateur.
Mais pour l’heure, les débats tournent surtout autour des élections, où le discours des politiques est : « il faut voter pour nous pour pouvoir vous défendre ». « On aurait pu penser qu’ils allaient apporter tous les moyens afin de régler les grands problèmes de La Réunion, mais pas du tout », a expliqué Paul Vergès.
Il y a une « inconscience » et « irresponsabilité » dans les débats parlementaires, a déploré le sénateur, qui a évoqué « les alliances, les divorces, les retours » des hommes et femmes politiques de La Réunion.
Ces derniers « donnent l’impression de suivre une ligne politique », pourtant la confusion règne sur la scène politique réunionnaise, où des unions se forment et se déforment. D’ailleurs « on inflige aux représentants nationaux de venir arbitrer leurs conflits ». Se pose alors la question : « comment le peuple peut se reconnaitre dans des représentants politiques dans trois mois à travers toutes ces opérations ? ». Paul Vergès a réaffirmé la nécessité de « prendre conscience de la situation, de faire face à ses responsabilités et de dire la vérité aux Réunionnais quelque soit le caractère désagréable de cette vérité ».
Céline Tabou
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture