Hommage

« Hommage aux combattants de la liberté »

Célébration de la libération de la La Réunion du joug fasciste le 28 novembre 1942

LB / 2 décembre 2019

Ce samedi 30 novembre, la Section communiste du Port, dirigée par Firose Gador, a organisé au cimetière marin de la cité maritime la traditionnelle cérémonie commémorative en « hommage aux combattants de la liberté » pour rappeler la libération de La Réunion du régime fasciste le 28 novembre 1942.

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L’ouverture de la cérémonie devant le cimetière, avec à gauche Firose Gador, secrétaire de la Section PCR du Port. (photos A.D.)

Le 28 novembre 1942, les Forces Françaises Libres ont pu débarquer au Port à bord du contre-torpilleur ‘’Léopard’’ grâce notamment aux militants communistes réunionnais, dont le militant portois Léon de Lépervanche.

Il ne faut pas oublier non plus que dans ce combat plusieurs personnes ont été victimes des violences de la part des collaborateurs des nazis, en particulier Maria Razoumbo (21 ans), épouse de Michel Boïna, et Diamounie Bickni (34 ans), épouse de Julien Rebella, ainsi que le cheminot Maurice Odon. Et c’est sur les tombes de ces victimes comme sur celle de Léon de Lépervanche que les camarades ont déposé des gerbes de fleurs pour leur rendre hommage et souligner leur mérite.

C’est d’ailleurs ce qu’a fait le militant portois Virgil Rustan en ouverture de cette cérémonie devant le cimetière en présence d’une trentaine des personnes, en soulignant notamment que « la guerre de domination continue dans le monde contre les plus pauvres et pour détruire la vie sur la planète. Or c’est toujours par la lutte que le peuple peut avancer, comme l’ont montré nos ancêtres ». Et à ce sujet Firose Gador a souligné le travail admirable qu’a effectué depuis des décennies Eugène Rousse, « nout zarboutan nout listwar », qui n’a pas pu venir comme d’habitude à cette cérémonie pour des problèmes de santé.

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Une des pauses devant les tombes, avec une allocution de Virgil Rustan.

« En référence à Paul Vergès »

Ensuite, dans son allocution, Firose Gador a notamment déclaré que « ce devoir de mémoire est ô combien important car le rôle des Portois était décisif et la ville du Port a toujours été à l’avant-garde des luttes, que ce soit sur le plan syndical, politique, culturel… C’est pourquoi au nom de la Section communiste du Port, je veux saluer ici le courage des Réunionnais et en particuliers des Portois face à un régime fasciste. C’est à eux que revient l’honneur de la libération de La Réunion car grâce à leur combat, La Réunion a été libérée du joug fasciste.

Dans le contexte actuel et face à l’actualité, nous devons tirer des leçons de cette époque car la liberté c’est un long chemin et aujourd’hui on peut s’interroger : y a-t-il liberté sans vision de l’avenir et sans développement ? L’environnement dans lequel nous évoluons aujourd’hui nous rappelle que cet idéal de liberté reste encore à atteindre. Cela signifie pour nous, pour notre génération, qu’il faut lutter pour la liberté, pour notre liberté.

C’est à la jeunesse de reprendre le relais de cette lutte en référence à Paul Vergès pour défendre un idéal, l’idéal de la liberté ».

L.B.