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Nos peines
1er février 2022, par

Le PCR rend hommage à Armand Nicolas qui vient de nous quitter. Il fut enseignant et rédacteur en chef du journal Justice avant d’être le secrétaire général du Parti communiste martiniquais de 1963 à 1990. Historien, il est l’auteur de « La révolution anti-esclavagiste de mai 1848 à la Martinique », contribution importante à la connaissance de l’histoire de son pays, et de la prise de conscience du peuple martiniquais. Il est considéré comme un des pères de la célébration du 22 mai, date de l’abolition de l’esclavage en Martinique.
Le PCR a eu la douleur d’apprendre le décès d’Armand Nicolas, membre fondateur et ancien secrétaire général du Parti communiste martiniquais de 1963 à 1990. Militant anti-colonial, il lutta jusqu’à son dernier souffle pour la justice et le progrès social, quelles que furent les répercussions sur sa carrière.
En 1947, Armand Nicolas adhéra au PCF. De retour en Martinique en 1951 en tant que professeur au lycée Schoelcher à Fort-de-France, il s’engagea aussitôt dans la lutte aux côtés notamment d’Aimé Césaire qui fut un de ses professeurs au lycée.
En 1953, il devint rédacteur en chef du journal Justice. Puis il fut un des fondateurs du Parti communiste martiniquais dont il fut secrétaire général durant 27 ans.
Parallèlement à son engagement militant, Armand Nicolas était enseignant. Comme de nombreux communistes, il fut la cible de la répression. Il fut ainsi condamné à un an de prison avec sursis et à la déchéance à vie de ses droits civiques en raison de ces activités militantes.
En 1961, il fut victime de l’Ordonnance Debré. Condamné à l’exil en France pour conserver son poste d’enseignant, il refusa et fut radié de la fonction publique. Ce n’est qu’en 1975 qu’il fut réintégré dans l’Education nationale suite à l’amnistie des victimes de l’ordonnance scélérate.
Armand Nicolas était également historien. Il fut notamment l’auteur de « La révolution anti-esclavagiste de mai 1848 à la Martinique », contribution importante à la connaissance de l’histoire de son pays, et de la prise de conscience du peuple martiniquais. Il est considéré comme un des pères de la célébration du 22 mai, date de l’abolition de l’esclavage en Martinique.
Armand Nicolas était un militant de la solidarité internationale, et fut le principal organisateur de la Convention de Morne-Rouge en 1971 à laquelle participèrent plusieurs délégations réunionnaises, dont celle du PCR.
A sa famille, à ses proches et à ses camarades de luttes du Parti communiste martiniquais, le PCR fait part de ses condoléances.
Fait au Port, ce mardi 1er février 2022
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