La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Vendredi soir à Terre-Sainte
26 janvier 2009

Une cinquantaine de personnes se sont réunies à Saint-Pierre pour la troisième fois sur l’esplanade de la liberté (Terre-Sainte) pour protester contre la guerre au Proche-Orient. Il faut en finir avec cette guerre qui dure depuis trop longtemps.
Pour la troisième fois depuis le 9 janvier dernier, une cinquantaine de personnes se sont réunies, vendredi soir sur l’esplanade de la liberté à Terre-Sainte, à l’appel d’Ankraké. Avec le même mot d’ordre : « Stop au massacre des Palestiniens ». Ils ont été rejoints par quelques personnalités et par des représentants de l’association Réunion-Palestine dont son président Amine Alibhaye et son délégué dans le Sud, Younouss Jonas-Ahamed.
« Pas de paix sans justice »
Une deuxième installation plastique a été mise en place. Sur la carte de la Palestine modelée sur le sol et dans l’arbre voisin ont été posées des colombes blanches : celles de la paix que réclament les manifestants. Sur le sol, des mains anonymes ont écrit : « Pas de paix sans justice », « La terre nous est étroite » (Mahmoud Darwich), « Nous aimons la vie autant que possible », « Des droits pour les Palestiniens aussi », « Shalom, Salam, Pé, Paix ».
Laurita Alendroit, présidente d’Ankraké, a rappelé une fois encore qu’il fallait en finir avec la guerre. Elle a souligné l’horreur des bombardements et la fragilité d’un cessez-le-feu dans un pays soumis au blocus israélien.
La constitution de deux États viables et sécurisés
Tous ont souligné qu’il ne s’agissait pas d’une guerre de religion, mais d’un conflit territorial. Une des manifestantes a noté qu’il n’y aurait de solution que politique, avec la constitution de deux États viables et sécurisés. Mais que pour arriver à ce résultat, il devait y avoir une mobilisation permanente de l’opinion.
Les manifestants, après la lecture de quelques vers d’un poème du poète palestinien Mahmoud Darwich par le Dr Daoudjee (voir encadré) et l’interprétation d’un maloya par Dédé Payet ("Pokossa"), ont promis de se retrouver vendredi prochain sur l’esplanade de la liberté, la veille de la manifestation centrale, le samedi 31 janvier à Saint-Denis. Pour que se termine la guerre au Proche-Orient et que vive la Palestine.
Correspondant
Pense aux autres
Quand tu prépares un petit-déjeuner, pense aux autres (N’oublie pas le grain aux colombes)
Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres (N’oublie pas ceux qui réclament la paix)
Quand tu règles la facture d’eau, pense aux autres (Qui tètent les nuages)
Quand tu rentres à la maison, ta maison, pense aux autres (N’oublie pas le peuple des tentes)
Quand tu compte les étoiles pour dormir, pense aux autres (Qui n’ont pas le loisir de rêver)
Quand tu te libères par la métonymie, pense aux autres (Qui ont perdu le droit à la parole)
Quand tu penses aux autres lointains, pense à toi (Dis-toi : Que ne suis-je une bougie dans le noir ?)
Mahmoud Darwich
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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