Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
15 juin 2020, par

Joseph Soune Seyne nous a quittés ce week-end. Les jeunes basketteurs d’aujourd’hui ont sans doute entendu leurs dirigeants et entraîneurs leur parler de ce joueur qui, au milieu du siècle dernier, dans les années 1950 / 1960, était pour les amateurs de son sport un remarquable joueur dès le moment où, sur le terrain, il prenait le ballon et filait vers le panneau adversaire. Rares sont ces adversaires qui, alors, parvenaient à l’arrêter et à l’empêcher de réussir son panier. « Copain » était son surnom.
Joseph Soune Seyne était l’animateur-entraineur et capitaine du « Sporting Club de Saint Louis », l’équipe de Basket Ball qu’il avait avec d’autres de ses amis créée dans sa ville de Saint-Louis, une ville où, comme un peu partout dans l’île, le foot était l’activité sportive la plus connue.
Avec des garçons comme Jean-Marc Lacaille, Jean-François Beaulieu, Maxime Rivière, Jean-Claude Chabriat et tant d’autres, je suis de ceux qui n’oublieront jamais ces matches où, sur tous les terrains de l’île, il y avait, parmi les dix joueurs qui se disputaient alors le ballon, celui qui, par sa vivacité, par ses dribbles, par ses sprints et ses tirs au panier, déroutait l’adversaire et faisait passer un frisson d’admiration parmi les spectateurs.
Jean-Marc Lacaille, une grande figure du Sport et plus particulièrement du basket-ball, se rappelle de « Copain » qui a animé la sélection de La Réunion dans cette discipline à partir des années 1955, avec en 1960, au sein du Club Réunion, à Madagascar, une première : la belle aventure des Jeux de la Communauté.
Pour Jean-Marc, Joseph Soune Seyne avait une fine technique de jeu et une adresse que l’on qualifiait alors naturellement d’exceptionnelle. Ce qui en fit le fer de lance de son club et de la sélection de La Réunion et explique que les dirigeants du Basket Ball réunionnais, en reconnaissance pour tout ce qu’il a apporté à notre île et à sa jeunesse, lui ont offert il y a quelques années de cela, à Saint-Denis et à Saint-Louis, un jubilé qui a marqué bien des esprits.
Pour donner toute sa noblesse à une discipline sportive dont l’implantation dans notre île a été possible en grande partie grâce à la volonté de plusieurs professeurs d’EPS – nous pensons ici plus particulièrement à Robert Ardon – Copain s’est impliqué totalement. Et cela mérite que l’on ne l’oublie jamais.
Il nous a donc quittés ce week-end, à l’âge de 94 ans. Ses obsèques seront célébrées à 13 heures au centre Funéraire de Saint-Pierre. Qu’il repose en paix.
Raymond Lauret
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