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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Disparition de Madame Alicia Fouay Drivat à 102 ans
27 décembre 2008

Marie Alicia Fouay Drivat, plus connue sous le nom de Mme Raoul, a tiré sa révérence. Résidant au Petit Brûlé à Sainte-Rose, elle avait 102 ans.
Ancien directeur de Communication à la Mairie de Sainte-Rose, j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de la rencontrer à son domicile pour l’interviewer, la photographier, pour la réalisation d’un document sur ses 100 ans et d’un film réalisé par Jérôme Soubou, Fabienne Montpré et Dielette Rivière. Mme Raoul représentait la mémoire d’une ville, d’un pays. Elle a toujours vécu à Sainte-Rose et était une figure populaire, une femme d’une grande générosité, toujours prête à communiquer et à nous faire partager les grands moments de sa vie.
Femme de ménage, brodeuse, journalière agricole... elle a connu une vie professionnelle très active. « A l’âge de 9 ans, j’ai arrêté l’école, m’a-t-elle raconté. Ma mère était souvent malade et avait besoin de moi à la maison pour l’aider. Quand elle est décédée, j’ai commencé à travailler à gauche, à droite. Je me contentais de ce que je gagnais, je rendais service aux autres et je recevais en échange un petit 10 centimes. J’ai aussi travaillé chez Mr Mogalia pendant trois ans comme femme de ménage. Je me réveillais à 4 heures du matin, je lavais leur linge, je faisais cuire à manger, je donnais à manger aux animaux. Je faisais aussi des fleurs de vanille, je grattais les champs de cannes. Le travail ne m’a jamais fait peur, je n’ai jamais compté sur les autres. Le Bon Dieu m’a toujours donné la force de vivre. Mon secret, c’est le Bon Dieu », nous a-t-elle déclaré la veille de ses 100 ans, au cours d’une interview.
Un siècle de vie pour Mme Raoul qui a toujours fait preuve d’une grande combativité et d’un courage exceptionnel. Femme attachante, rayonnante, discrète, elle a ainsi écrit l’histoire de Sainte-Rose. Sa disparition laissera bien évidemment un grand vide dans cette commune tellement elle était appréciée et respectée de tous.
« Un siècle de vie, un siècle d’amour,
Franchissant les obstacles avec bravoure,
Avec toujours cette rage de vivre,
Qui force le respect, l’admiration.
Et en ce beau jour tu as décidé
De nous dire adieu, de t’en aller
Emmenant avec toi tous tes secrets
Oui, Tu resteras dans nos cœurs, à jamais »
Bernard Batou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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