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4 juin, parNos peines
Nos peines
4 février 2013, par

La disparition de Monique Rangayen a suscité une profonde émotion parmi toutes ses camarades et tous ses camarades de la section communiste du Port, parmi aussi toutes ses collègues et tous ses collègues de travail, parmi enfin toutes les Portoises et tous les Portois qui la connaissaient et l’appréciaient beaucoup, à commencer par les habitants de son quartier de l’Épuisement.
Monique Rangayen est née au Port même, en 1952, dans un quartier populaire de la cité maritime, dans ce quartier qui s’appelait à l’époque Titan, devenu par la suite l’Épuisement, un quartier auquel elle est restée fidèle toute sa vie durant. Un quartier aujourd’hui amélioré, grâce à une opération de résorption de l’habitat insalubre (R.H.I.) durant laquelle elle a joué un rôle irremplaçable de lien de proximité auprès des habitants. Immergée dans le tissu relationnel de son voisinage, elle a permis tout au long de ses années -et avec beaucoup de courage dans certains moments difficiles- de favoriser le dialogue et l’écoute. Beaucoup de ses qualités ont été ainsi mises au service de la population. « Elle a bagarré pour son quartier » résume sa fille Christine.
Ce rôle social positif, Monique Rangayen l’a assumé avec un grand naturel, du fait de son engagement militant au sein du Parti Communiste Réunionnais depuis son adolescence. Les réunions chez elle, les participations aux meetings de la section, les distributions de tracts, elle a tout connu au fil de ces décennies de militantisme.
C’était une figure de notre section. Figure discrète mais marquante. Figure toujours avenante, avec le ton plaisant qui lui était propre. Mais figure aussi franche et directe, avec son franc-parler. Sa fille Christine dit encore de sa maman : « Elle avait toujours le sourire, même quand ça n’allait pas. C’était une combattante » .
Le courage, Monique Rangayen n’en a jamais manqué, y compris dans le domaine professionnel. Elle a travaillé comme employée communale auprès des enfants des écoles durant plus de 35 ans. D’abord comme surveillante puis comme cantinière dans les années 70 et 80 à l’école Raymond Mondon A, puis comme Asem à l’école René Michel et enfin à l’école Ariste Bolon, où elle était toujours en poste. Un si long bail avec le monde scolaire lui a permis d’avoir des liens forts avec les enfants d’hier devenus adultes aujourd’hui…
Des liens forts, elle en avait aussi avec les proches qu’elle accueillait et dont elle s’occupait pour tenter de les sortir des difficultés. Mais les liens les plus étroits étaient évidemment avec ses quatre enfants, Didier, Erica, Christine et Aurélie. « Elle faisait tout pour ses enfants » disent-ils reconnaissants.
C’est à eux que pensent en tout premier lieu les camarades de la section du Port, en ces heures de grande peine. Qu’ils reçoivent ici nos condoléances attristées et l’expression de toute notre sympathie.
A.D.
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