Hommage

Section PCR du Port : « Hommage aux combattants de la Liberté »

28 novembre 1942 - 28 novembre 2018

Firose Gador / 29 novembre 2018

Ce 28 novembre était marqué par l’anniversaire de la libération de La Réunion à laquelle ont fortement contribué les forces progressistes. C’est au Port qu’eurent lieu les moments décisifs. Dans un communiqué diffusé hier sous la signature de Firose Gador, les communistes du Port saluent ces combattants de la liberté.

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Eugène Rousse et Firose Gador.

Cette année marque le 76e anniversaire de la libération de La Réunion survenue le 28 novembre 1942, par les Forces Françaises Libres arrivées à bord du contre-torpilleur « LEOPARD ».

C’est une date qui est commémorée de manière traditionnelle au Port, car c’est une date importante pour les Portoises et les Portois. C’est une date ancrée dans l’histoire et la mémoire collective de notre ville. En particulier depuis la première commémoration de cet évènement au moment de la célébration en 1986 de la période dite de la décennie du centenaire de la Ville du Port.
L’occasion nous est ainsi donnée de rendre hommage aux combattants réunionnais de la Liberté à l’image du Maire de l’époque Léon de Lépervanche, mais aussi aux victimes tombées ce jour-là, les deux Portoises Maria Razoumbo et Diamounie Bickni, et le cheminot Maurice Odon.

Chaque année, Eugène Rousse « Zarboutan nout listwar » nous fait l’honneur de sa présence et permet ainsi la transmission de la mémoire. Nous l’en remercions pour ce travail qui appelle à un devoir de mémoire et à l’impérieuse nécessité de transmettre.
Aujourd’hui, ce devoir de mémoire est ô combien important car le rôle des Portois a été décisif, et la ville du Port a toujours été à l’avant-garde des luttes, que ce soit sur le plan syndical, politique, culturel…

Au nom de la section communiste du Port, je veux saluer ici le courage des Réunionnais, des Portois face à un régime fasciste. C’est à eux que revient l’honneur de la libération de La Réunion car grâce à leurs combats, La Réunion a été libérée du joug fasciste.
Ces combattants de la liberté sont aussi des conquérants de la liberté. Ils ont puisé dans leurs propres forces pour conquérir cet idéal de liberté et pour préserver leur dignité.

Dans le contexte actuel et face à l’actualité, nous nous devons de tirer des leçons de cette époque car la liberté c’est un long chemin. Et aujourd’hui, on peut s’interroger :
• Y a-t-il liberté sans responsabilité ?
• Y a-t-il liberté sans vision de l’avenir et sans développement ?

L’environnement dans lequel nous évoluons aujourd’hui nous rappelle que cet IDEAL DE LIBERTE reste encore à atteindre. Ce qui signifie pour nous, pour notre génération, qu’il faut lutter pour la liberté, notre liberté.
C’est à la jeunesse de reprendre le relais de cette lutte en référence à Paul Vergès qui a été sur le terrain de la guerre avec son frère Jacques pour défendre un idéal, l’idéal de la liberté.
Pour terminer je citerai l’écrivain Pierre Billon « La dignité est dans la lutte, et non dans l’issue du combat ».

Pour la section PCR du Port
Firose Gador