Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Nos peines
26 novembre 2018

Il avait fêté son centième anniversaire il y a tout juste un an. Et c’est quatre jours avant sa 101e année révolue qu’il s’est éteint samedi dernier. Au bout d’une vie d’homme, de Réunionnais faite de courage, de droiture et de combat.
Théophane Lauret est né à la Ravine des Cabris le 28 novembre 1917. Orphelin de mère avant l’âge d’un an, élevé par sa grand-mère jusqu’à l’âge de 5 ans, il vient alors vivre avec son père aux Trois-Bassins. Dure enfance des hauts, chemins difficiles qui l’ont forgé pour la suite. Comme son père maréchal-ferrant, il devient forgeron. Il se marie en 1941 avec Eva, dont il aura 8 enfants, 6 filles et 2 garçons.
Il participe dès 1945 à la lutte pour aller vers La Réunion département français, au côté de Léon de Lepervanche. Dure bataille que cette élection législative, où les trois figures progressistes aux Trois-Bassins se nomment Massain, Fontaine et… Théophane Lauret, alors âgé de 28 ans.
C’est en 1951 qu’il vient s’installer au Port, la forge touchant à sa fin. Magasinier sur les quais du port de la Pointe des Galets, il livre une lutte de chaque jour pour nourrir sa famille avec un salaire extrêmement modeste. Son combat a un sens, tourné vers l’objectif d’ouvrir à ses enfants les portes de l’instruction pour une bonne avancée dans la vie. Mission accomplie grâce à un haut sens du devoir chez ce père exemplaire.
Théophane Lauret, c’était aussi une fidélité à ses engagements de jeunesse, aux côtés de Raymond puis Paul Vergès. C’était une participation sans trêve aux réunions et aux défilés de sa bonne ville ouvrière du Port, ville dont il est fait citoyen d’honneur en 2006. C’était un repère pour les générations qui sont entrées dans la lutte après lui. Nous faisons partie de ce sillage, de cette continuité, de cette fidélité. Et Raymond, notre ami, notre camarade, l’illustre à l’évidence.
Au moment où après une vie aussi bien remplie, Théophane Lauret nous quitte, nous assurons de nos condoléances attristées et de nos amicales pensées ses enfants – Jacqueline, Raymond, Denise, Marie, Chantal, Serge, Michèle et Odile –, ses gendres et ses belles-filles, ses 17 petits-enfants et ses 14 arrière-petits-enfants.
Les obsèques auront lieu ce lundi 26 novembre au Port. La cérémonie religieuse se tiendra en l’église Ste Jeanne d’Arc à 14 h 30. L’inhumation se fera au cimetière paysager du Port.
Alain Dreneau,
pour la section PCR du Port
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Messages
27 novembre 2018, 06:14, par collet Lucay
Lucay son gendre.
Merci à Alain Dreneau pour ce témoignage dans le journal ou tous les jours il prenait connaissance de l’actualité de son pays. A mon nom personnel et aux nom de toute la famille je peux que lui rendre un grand hommage. C’était un homme digne et aussi avait une hygiène de vie très sobre (ne buvez pas et ne fumez pas)