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Ce mercredi 12 juillet, la Maison du Patrimoine de Sainte-Suzanne, en partenariat avec la Commune, la Région et l’association Historun, a organisé à l’ancienne gare sur le front de mer, une cérémonie d’hommage à Sudel Fuma, décédé accidentellement en mer il y a 3 ans. Outre des élus et un public nombreux, plusieurs personnalités du monde culturel réunionnais, artistes, écrivains, historiens, etc. ont participé activement à cette vibrante cérémonie, comme par exemple les groupes ODAS et Koulèr Mon Nasyon, Fernand Payet, Marie-Lyne Champigneul, Dolaine Fuma-Courtis, Paul Canaguy...
Cet hommage a commencé par un jet de fleurs en mer et une démonstration de moringue, suivie de prestations musicales et de lectures de poèmes, avant que soit présenté un livre très intéressant réalisé par l’Association Musique Culture Océan Indien (AMCOI) et intitulé ‘’La route des malheurs’’. Cet ouvrage retrace une des plus grandes œuvres réalisées par Sudel Fuma en tant que directeur de la Chaire UNESCO à l’Université de La Réunion entre 2004 et 2013 : ‘’Les Routes de l’esclave et de l’engagé dans l’océan Indien’’.
La présidente de l’AMCOI, Juliana Pirogue, qui a travaillé sur ce livre avec plusieurs historiens, dont Mario Serviable, a exposé le contenu du parcours accompli par Sudel Fuma à ce sujet depuis Madagascar jusqu’en Chine en passant par La Réunion (voir la stèle de Saint-Paul), le Mozambique, l’Île Maurice, Mayotte et l’Inde. Une œuvre qu’il a accompli avec le soutien de nombreux partenaires institutionnels et associatifs de ces pays ainsi que des responsables politiques comme le Réunionnais Paul Vergès, décédé il y a 8 mois.
Parmi les personnalités politiques réunionnaises présentes à cette cérémonie en hommage à Sudel Fuma, ont pris la parole Aline Murin-Hoarau, vice-présidente de la Région déléguée à la culture, et Astrid Bancalin, adjointe au maire de Sainte-Suzanne, déléguée aux affaires scolaires. Celle-ci a notamment souligné que « nous devons poursuivre dans la direction que Sudel Fuma nous a indiquée » car « notre passé est une force dont il faut se servir pour construire notre avenir et connaître son passé est la condition d’un avenir maîtrisé ».
À noter aussi l’intervention de Marie-Lyne Champigneul, présidente de l’association Kartyé Lib Mémoire et Patrimoine Océan Indien, qui a évoqué la nécessité de continuer un autre combat de Sudel Fuma : la préservation du site de l’ancien centre pénitentiaire de Saint-Denis (rue Juliette Dodu). Et comme le dit Bernard Batou, responsable de la Maison du Patrimoine de Sainte-Suzanne, « Sudel, ta mémoire vivra toujours en nous ! ».
Correspondant
Nos peines
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