J’ai lu pour vous par Georges Gauvin

Un livre mémoriel de Gisèle Rabesahala

Georges Gauvin / 6 décembre 2016

Son sous-titre : « Que vienne la liberté », en langue française et « Ho tonga anie ny Fahafahana » en langue malgache.

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Gisèle Rabesahala a été cette grande dame dont le secrétaire général de l’Onu, Ban ki moon, de passage à Antananarivo a fait l’honneur pour la vie exemplaire qu’elle a menée au service du peuple malgache. Engagée dès l’âge de dix-sept ans dans le combat pour la libération de son pays, fille de militaire descendant d’un grand serviteur du dernier roi de l’ile rouge. Elle a été l’amie du peuple réunionnais et pas plus tard que dimanche 4 décembre les participants à l’évocation historique des évènements tragiques de 1947 ont adressé un émouvant hommage en l’associant à son compagnon de lutte Paul Vergès par une minute de silence puis par des applaudissements.

C’est par la solidarité aux prisonniers politiques et à leurs familles que Gisèle déploie une activité de tous instants qui débouche sur la création de Fitanamplana Malagasy-le comité de solidarité de Madagascar qui travaillera, durant toutes les années de plomb, de conserve avec les progressistes de France et les communistes de La Réunion.

Dans les années 1960, Madagascar accède à l‘indépendance mais la lutte n’est pas terminée pour autant. C’est à travers le parti AKFM et son journal Imongo Vaovao que se poursuit l’activité de Gisèle Rabeshala qui, à un moment, sera ministre de la culture et de l’art révolutionnaire et alternera les périodes d’activité au vu et au su de tout le monde, et les activités quasi-clandestines. Elle meurt en 2011 après avoir accompli une œuvre remarquable, mais sans avoir connu vraiment le temps qu’elle a voulu jusqu’à la fin pour son pays. Que vienne la liberté ! Une idée de plus en plus au cœur de l’actualité.

NB. Vous pouvez vous procurer cet ouvrage en vous rapprochant du Parti communiste réunionnais :sec.pcr@orange.fr ainsi que de l’association REAGIES : reagies974@gmail.com