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12 mai 2025, par

Le week-end dernier et pendant plusieurs jours se déroule la 30e édition du Mois de l’Afrique, organisée par Lantant Kaf. Cet événement est dédié à nos ancêtres africains ainsi qu’aux liens qui nous unissent encore aujourd’hui. Conférences, ateliers, défilés, kabars : tout est mis en œuvre pour faire connaître ce continent et éveiller les consciences sur l’histoire qui relie La Réunion aux autres pays africains.
Ce vendredi 9 mai à 18h, nous avons assisté à une conférence-débat autour de trois thèmes novateurs :
Ce fut l’occasion de mieux comprendre comment le matrimoine réunionnais, hérité de l’Afrique et reconnu à travers les lois esclavagistes, a contribué à construire une société fondée sur la paix, malgré la violence extrême de l’esclavage et ses séquelles persistantes.
Younouss Jonas a esquissé la philosophie de son livre, expliquant que nous portons tous en nous une conscience commune héritée du passé, et que pour aller de l’avant, il nous faut connaître et assumer cet héritage marqué par les traumatismes. Enfin, nous avons eu un aperçu de ce qui peut être réalisé à Madagascar avec des matériaux locaux.
Les interventions ont été accompagnées de fond’ker avec l’excellent Socko Lokaf et la majestueuse Marie Sizay. Une délégation de la section PCR de Saint-Denis, avec Ary Yee-Chong-Tchi-Kan, Serge Folio, Mathieu Laude et Julie Pontalba, était présente.
Le Mois de l’Afrique se poursuit jusqu’au 24 mai, à Saint-Denis, Saint-Benoît et Saint-Paul.
Ce mois est d’autant plus symbolique qu’il coïncide avec le 10 mai, date retenue par l’État français pour commémorer l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière. Cette date fait suite à la loi qui reconnaît ces actes comme crimes contre l’humanité.
Comme chaque année, la ville de Sainte-Suzanne, sous l’impulsion de son maire Maurice Gironcel, a célébré cette date avec des prises de parole d’historiens, de responsables politiques, ainsi que du nouveau consul de Chine.
Cette année, après la reconnaissance, le thème était la réparation et la condamnation. Maurice Gironcel en a profité pour rappeler l’histoire de cette loi : bien qu’elle porte le nom de Taubira, elle est aussi l’aboutissement du travail des députés communistes Élie Hoarau, Huguette Bello et Claude Hoarau.
Pour temoignages.re
Julie PONTALBA.
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
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