Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
Facettes de l’hindouisme à La Réunion
4 mai 2013, par

Le premier Congrès tamoul-dravidien a été l’instant pour les Réunionnaises et les Réunionnais de connaître un peu plus cette facette culturelle de l’île — et des facettes en nous, on en porte plusieurs.
De bonne heure, le dimanche 28 avril, on assistait à un ballet d’œillets, danseuses, bon dié, marmites, etc. au cœur de l’espace Oméga à Cambaie Saint-Paul.
Tout un petit monde s’affairait selon son rythme à la préparation de ce rendez-vous très attendu. Tous y étaient invités. On se croisait, s’embrassait, se donnait la poignée de main, discutait : « Oté kosa i di ? Na lontan moin la pa vu a ou ! Kosa ou doviyin ? Madame, zanfan lé biyin ? ».
« Oté kosa i di ? »
Tout doucement, tout prenait place. On disposait et colorait les stands, appréciait lo kafé èk in’d ti bonbon. Et l’animateur d’inviter à le rejoindre pour leur dévoiler le déroulé de cette manifestation. Sous un chapiteau, on le retrouve. La matinée est vouée aux artistes et l’après-midi à la réflexion.
La présentation faite, sur une scène posée au centre, des troupes dédiaient chants, prières, mantras aux spectateurs. Elles entraient et sortaient couvertes de “pétales” de bravos. D’ordinaire, les chorégraphies accompagnent, rythment les cérémonies, processions et bals tamouls.
Une part de nous
C’était aussi le moment de voir un défilé de saris arc-en-ciel portés par les artistes maquillés jusqu’au bout des ongles. C’est tout un art ! Un cercle d’exposants accueillait le public autour de divinités : Karli, Ganesh, Marliémen, Pandialé… de clichés illustrant la marche sur le feu, projections de films, livres. Ainsi, on a été éclairé sur une part de notre histoire.
Et puis, une marche de tambours malbars est allée accueillir le Jako. Tout vert, il exécutait des acrobaties pour récupérer avec la bouche des pièces et des billets mis sur une feuille verte. Il saluait les donateurs tout en les regardant dans les yeux. Sans que l’on s’y attende, il fonçait vers le visiteur et s’arrêtait à la dernière minute.
On approchait midi, l’heure de se restaurer autour d’un repas végétarien : riz et légumes, agrémentés d’un rougay dakatine avèk ou san piman. Ce rendez-vous, on l’a apprécié.
Reportage de Jean-Fabrice Nativel
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