Changement climatique

2016 année la plus chaude : entrée en « territoire inconnu »

Rapport de l’Organisation météorologique mondiale

Témoignages.re / 22 mars 2017

Le rapport de l’Organisation météorologique mondiale publié hier souligne que l’année 2016 a connu une température moyenne record, la banquise s’est fortement réduite, le niveau de la mer a continué à augmenter et les océans à se réchauffer. « nous avançons maintenant en territoire inconnu », a déclaré le directeur du Programme mondial de recherche sur le climat.

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2015 avait battu tous les records de température, mais la crise est loin d’être terminée car il a fait encore plus chaud en 2016. C’est ce qui ressort du rapport de l’Organisation météorologique mondiale.

« Ce compte rendu confirme que l’année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée : la hausse de la température par rapport à l’époque préindustrielle atteint, chose remarquable, 1,1 degré, soit 0,06 degré de plus que le record précédent établi en 2015 », a souligné le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, dans un communiqué.

D’après l’OMM, les « phénomènes extrêmes » sont « toujours d’actualité en 2017 », pire : « des études nouvellement publiées (…) donnent à penser que le réchauffement des océans pourrait être encore plus prononcé qu’on ne le croyait ».

Alors même que le puissant Nino de 2016 s’est dissipé, nous assistons aujourd’hui à d’autres bouleversements dans le monde que nous sommes bien en peine d’élucider : nous touchons ici aux limites de notre savoir scientifique concernant le climat et nous avançons maintenant en territoire inconnu », a souligné le directeur du Programme mondial de recherche sur le climat, David Carlson.

Au moins trois fois à ce jour cet hiver, l’Arctique a connu l’équivalent polaire d’une vague de chaleur, selon l’OMM qui note que même au cœur de l’hiver arctique, il y a eu des jours où l’on était proche du dégel. D’après les conclusions des chercheurs, les changements observés dans l’Arctique et la fonte de la banquise entraînent, à plus grande échelle, une modification des régimes de circulation océanique et atmosphérique, ce qui se répercute sur les conditions météorologiques dans d’autres régions du monde.