Changement climatique

500 000 personnes tuées lors d’événements météo extrêmes en 20 ans

L’impact des changements climatiques sur la vie humaine

Témoignages.re / 27 janvier 2021

Près de 500 000 personnes ont été tuées dans des catastrophes liées à des événements météorologiques extrêmes lors de ces 20 dernières années, selon un rapport de l’ONG GermanWatch, qui met en exergue la menace du dérèglement climatique pour l’Humanité.

Les pays les plus pauvres paient le prix humain le plus lourd dans ces tempêtes, inondations ou canicules répertoriées entre 2000 et 2019.

Selon ce bilan, près de 480.000 morts ont été provoquées par plus de 11.000 événements météo extrêmes, de Puerto Rico à la Birmanie en passant par Haïti, qui ont été les pays les plus touchés.

Le 25 janvier débute le premier Sommet pour l’adaptation climatique, organisé par les Pays-Bas. A cette occasion, l’ONG GermanWatch a publié son indice mondial des risques climatiques, comme chaque année.

L’organisation a estimé que ces catastrophes ont coûté 2.560 milliards de dollars (2304 milliards d’euros) depuis le début du siècle.

Avec la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation aux impacts du dérèglement climatique est un des piliers de l’Accord de Paris, visant à limiter le réchauffement nettement en dessous de +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, voire +1,5°C.

Alors que les effets du réchauffement de la planète se font de plus en plus sentir, les pays riches avaient promis de porter à 100 milliards de dollars (90 milliards d’euros) par an leur "assistance climat" aux pays en développement à partir de 2020.

A l"heure actuelle, le montant n’est pas atteint, et les évènements climatiques se multiplient ces dernières années.

Le rapport de Germanwatch a mit le doigt sur les impacts de la saison des tempêtes de 2019, avec des ouragans et cyclones qui ont ravagé en partie les Caraïbes, l’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud.

"Les pays pauvres sont plus touchés parce qu’ils sont plus vulnérables aux effets dévastateurs des aléas et ont des capacités plus faibles pour les surmonter", a commenté Vera Keunzel, une des auteurs du rapport.

Ainsi, par exemple, des pays comme Haïti, les Philippines ou le Pakistan sont frappés si souvent par des catastrophes climatiques qu’ils n’ont pas le temps de s’en remettre totalement avant la suivante, a-t-elle noté.

Dans un rapport publié mi-janvier, le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) avait dénoncé des fonds nettement insuffisants consacrés dans le monde aux mesures d’adaptation.

Céline Tabou