Le président du SIDELEC Réunion et de la CINOR réagit au rapport de la Cour des Comptes sur l’action publique face au changement climatique

Maurice Gironcel : « Si nou occup pa du climat, le climat va occup de nou »

15 mars, par Maurice Gironcel

Suite au rapport de la Cour des Comptes sur l’action publique face au changement climatique, Maurice Gironcel, président du SIDELEC Réunion estime que les recommandations vont dans le bon sens et rappelle trois propositions formulées à La Réunion : un Grand Plan d’Enfouissement du réseau électrique moyenne tension ; une instance formalisée qui regrouperait l’État, les collectivités et EPCI pour l’élaboration et la planification d’un « Plan d’adaptation au réchauffement climatique » ; le développement des énergies renouvelables réunionnaises et « NON au nucléaire à la Réunion ».

La Cour des comptes vient de publier son Rapport Public Annuel 2024. Le thème central est dédié à l’action publique face au changement climatique. C’est avec beaucoup d’intérêt que je prends connaissance du Rapport qui appelle à faire du dérèglement climatique une priorité dans les politiques publiques.

Après la 5e édition de la « Marche Réunionnaise pour le Climat et la Biodiversité » qui a rassemblé des milliers de citoyennes et de citoyens au Bocage à Sainte-Suzanne le 10 mars dernier, je considère pour ma part que les recommandations de la Cour des comptes vont dans le bon sens.

Celles-ci se justifient pleinement au regard du dernier évènement cyclonique avec Belal et les intempéries qui s’en sont suivies qui ont occasionné un lourd bilan humain et, selon les assureurs, plus de 100 millions d’euros de dégâts sur les infrastructures. À cela il faut y rajouter 33 millions d’euros pour le monde agricole.

Je veux ici souligner que si d’une manière générale les îles sont en première ligne du réchauffement climatique, nous devons continuer à agir au quotidien pour répondre aux urgences et anticiper sur l’avenir. En ce sens, après les cyclones Batsiraï et Belal nous avons formulé 3 propositions concrètes.

Il s’agit d’une part de réaliser un Grand Plan d’Enfouissement du réseau électrique moyenne tension ; d’autre part de mettre en commun les moyens pour un plan d’élagage sur les espaces publics. Au regard des enjeux, il est nécessaire d’envisager une augmentation des crédits du Compte d’Affectation Spéciale lié au Financement des Aides aux Collectivités pour l’Électrification rurale (Cas-facé).

De plus, pour faire face à l’urgence climatique et écologique, je plaide pour la création d’une instance formalisée qui regrouperait l’État, les collectivités et EPCI pour l’élaboration et la planification d’un « Plan d’adaptation au réchauffement climatique ».

Enfin, il est clair que pour les pays et territoires d’Outre-mer, leur développement durable doit s’appuyer sur l’injection des énergies renouvelables vertes dans le réseau électrique. Pour nous, c’est donc « NON au nucléaire à la Réunion ».

En résumé, le rapport de la Cour des comptes vient nous rappeler que « si nou occup pa du climat, le climat va occup de nou ».

Maurice Gironcel
Maire de Sainte-Suzanne
Président de la CINOR & du SIDÉLEC

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