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par le Dr Raymond Vergès

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Changement climatique : Conférence-débat exceptionnelle avec le GIEC et l’ONERC

Samedi 4 mars à 16 heures à l’Université de La Réunion

mercredi 1er mars 2023, par Manuel Marchal


La veille de la Marche réunionnaise pour le climat et la biodiversité et dans le cadre de cette manifestation organisée par la Mairie de Sainte-Suzanne, se tiendra ce 4 mars à l’Université de La Réunion une conférence intitulée « Regards croisés sur le changement climatique. La Réunion au défi du réchauffement climatique et de la protection de la biodiversité ». Elle sera animée par des scientifiques de haut niveau international œuvrant dans l’étude et l’adaptation au changement climatique, notamment Nadia Maïzi auteure principale du 6e rapport du GIEC et Laurent Michel, directeur général de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), institution fondée et présidée par Paul Vergès. Un rendez-vous à ne pas manquer, le 4 mars de 16 heures à 18 heures à l’amphithéâtre bioclimatique du Campus du Moufia de l’Université de La Réunion à Saint-Denis.


Organisée par la Mairie de Sainte-Suzanne en partenariat notamment avec la CINOR, le SIDELEC Réunion, la Région, le Département, EDF et Runeo notamment, la 4e édition de la Marche réunionnaise pour le climat et la biodiversité est le cadre de trois événements. La marche se tiendra à partir de 8h30 dimanche 5 mars au Bocage de Sainte-Suzanne. Elle sera précédée d’un hommage à Paul Vergès, car le 5 mars est l’anniversaire de sa naissance. La veille, une conférence-débat sera organisée à l’Université de La Réunion. Vendredi 3 mars, les élèves des écoles, collèges et lycées de Sainte-Suzanne participeront à une opération de replantation d’arbres. Ces temps forts ont été développés lors de la conférence de presse présentant la 4e édition de la Marche réunionnaise pour le climat et la biodiversité tenue le 27 février à Sainte-Suzanne.

Participation d’une auteure principale du 6e rapport du GIEC

La conférence du 4 mars se déroulera à l’amphithéâtre bioclimatique du Campus du Moufia de l’Université de La Réunion à Saint-Denis. Elle s’intitule « Regards croisés sur le changement climatique. La Réunion au défi du réchauffement climatique et de la protection de la biodiversité ». Plusieurs centaines de personnes sont attendues.
Elle sera animée par plusieurs conférenciers, scientifiques de haut niveau dans des domaines liés au changement climatique.
Tout d’abord, Nadia Maïzi. Elle est auteure principale du 6e rapport du GIEC. Le GIEC est l’instance scientifique de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC). Ses travaux scientifiques sont la base des négociations annuelles des COP sur le climat. Ce sont dans ces COP que sont élaborés les traités internationaux sur la lutte contre le changement climatique. Le traité en vigueur est l’Accord de Paris, adopté lors de la COP-21 à Paris en 2015, et entré en application moins de 12 mois plus tard.

Intervention du directeur de l’ONERC

Ensuite, Laurent Michel, directeur général de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC). Une proposition de loi de Paul Vergès adoptée à l’unanimité et dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat sont à l’origine de cette institution servant d’interface entre les scientifiques et les décideurs politiques. Paul Vergès fut président de l’ONERC de sa fondation à 2016.
Il est à noter que Nadia Maïzi et Laurent Michel seront en visioconférence afin d’éviter le coût environnemental d’un voyage aérien pour participer à une conférence. C’est une initiative qui montre l’engagement de ces deux scientifiques, ainsi que leur volonté de donner l’exemple.
François Garde, directeur de l’école d’ingénieur ESIROI interviendra également. Il est spécialiste et chercheur dans le domaine de la conception des bâtiments bioclimatiques dans un climat tropical.

La Réunion face aux défis du changement climatique

Le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement présentera une synthèse de son rapport d’étape « La Réunion à l’horizon 2040 : une île face aux défis du changement climatique. État des lieux et politique d’adaptation ». Le résumé de cette étude a fait l’objet d’un article dans « Témoignages », publié ce 27 février sous le titre « La Réunion : futur bouleversé par le changement climatique ».

M.M.


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Messages

  • Les gens marchent pour le changement climatique dans la plupart des pays du monde depuis plusieurs années , si bien qu’il y a bien une prise de conscience internationale de la réalité du changement climatique . Il existe encore des climatosceptiques qui refusent de croire au réchauffement climatique provoqué par l’activité humaines depuis le débit du 19 eme siècle ; mais ils sont de moins en moins nombreux et la quasi totalité de la population mondiale est maintenant convaincue de la gravité de la menace de ce réchauffement climatique et de la nécessité d’agir rapidement pour la stopper . Mais cette prise de conscience internationale ne nous permettra pas de l’arrêter si nous ne prenons pas les grands moyens pour supprimer rapidement toutes ses causes principales .

    Certes il nous faut d’urgence arrêter de polluer notre atmosphère avec nos gaz à effet de serre et nos océans avec nos déchets ; mais il nous faut aussi gérer autrement certaines régions de notre planète qui constituent le coeur de notre horloge climatique , notamment les régions équatoriales et intertropicales ou se trouvent l’essentiel des forêts qui contribuent à l’équilibre climatique de notre planète . La disparition progressive de la foret amazonienne , de l’Afrique et de l’Indonésie et l’extension des grands déserts pèsent probablement autant sur le changement climatique que notre consommation de de pétrole et de charbon . mais nous sommes incapables d’imposer à tout le monde le respect d’une réglementation internationale élaborée dans l’intérêt de tous les humains . chaque pays fait ce qu’il veut sans ce soucier de la conséquence de ses actes pour le reste de la planète .
    Il ne nous faut pas seulement prendre conscience de la réalité du réchauffement climatique mais aussi de la nécessité de créer des institutions nouvelles dotés de moyens financiers et humains pour agir efficacement là ou il faut agir .
    Des millions de Km2 de forêt brulent chaque année sur notre planète , mais il n’existe pas encore une organisation internationale disposant de moyens de les éviter et de les arrêter rapidement . Certains pays refusent même l’aide des autres lorsqu’ils sont concernés , alors que les conséquences des grands incendies de forêt dépassent souvent les frontières du pays où ils sévissent. c’est valable aussi pour l’exploitation de l’énergie nucléaire où les accidents gravent peuvent avoir des conséquences internationales .

    Le moteur du réchauffement climatique est déjà déréglé depuis longtemps et commence à s’emballer . Nous assistons actuellement à des températures excessivement froides ou chaudes dans certaines régions du monde , les glaciers et les banquises sont en train de disparaitre , les terres gelées depuis des milliers d’années se dégèlent et libèrent des microbes et virus inconnus qui peuvent provoquer des pandémies .

    Nous disparaitrons si nous nous contentons de marcher pour montrer que nous sommes conscients du danger qui nous menaces .

  • Il y a bien entendu beaucoup de choses à faire pour lutter contre le réchauffement climatique , des petites et des grandes , mais je pense qu’il faut établir un programme d’actions prioritaires non seulement au niveau de chaque être humain , mais aussi au niveau de chaque collectivités locales et nationales mais aussi internationales .
    Il faut à mon avis déterminer quelles sont les actions les plus urgentes à mener à tous le niveaux et les encourager avec des aides publiques .

    1) On devrait par exemple aider tous les projets ayant pour objectifs de produire de l’énergie propre que ce soit de l’énergie hydraulique, solaire , éolienne , marée motrice etect et pénaliser tous les projets débouchant sur une production d’énergie polluante ;les dons aux pays pauvres des centrales électriques fonctionnant au gaz , au charbon ou au pétrole devraient être interdits par la communauté internationale .
    Comme on décerne des oscars pour les meilleurs films , on pourrait également offrir une récompense aux meilleurs projets destinés à produire de l’énergie renouvelable , que ce soit au plan local national ou international .

    2) on devrait encourager la plantation d’arbres dans tous les pays et même adopter des dispositions imposant dans chaque pays un minimum de surface forestière et réglementer au niveau international l’exploitation des forêts équatoriales er intertropicales . Dans certaines régions , les déforestations devraient être sanctionnées et les arbres abattus devraient être remplacés immédiatement . D’une manière générale , les grandes forêts devraient être placées sous un contrôle international . La lutte contre les incendies de forêt devrait bénéficier de l’aide d’une organisation internationale disposant de gros moyens pour intervenir rapidement partout dans le monde .

    3) Toutes les zones désertiques de la planète devraient faire l’objet d’un plan de reboisement ou de reverdissement grâce à des grands travaux pour y amener l’eau qui sera nécessaire , que ce soit par pompage , par dessalement de l’eau de mer ,par construction de grandes retenues , par détournement du cours de certains fleuves . Là aussi il sera préférable d’instituer une gestion internationale des surfaces concernées .

    4) Comme la disparition de la moindre des espèces végétales ou animales peut avoir des conséquences désastreuses sur l’équilibre biologique de la planète , il faudrait accorder une importance particulière au respect de la biodiversité et réglementer sérieusement l’utilisation de pesticides à tous les niveaux , local ,national et international .
    Concernant les abeilles et d’autres insectes polinisateurs qui sont indispensables pour le renouvellement de la plupart des plantes à fleurs et dont la vie est menacée par certains prédateurs ou par des températures supérieurs à 46°, il sera indispensable de prendre des dispositions spéciales pour les protéger sur toute la planète , non seulement contre leurs prédateurs , mais contre les fortes températures .

    Les humains sont capables d’aller explorer les confins de l’univers et pourront certainement dans un futur relativement proche à l’échelle géologique trouver un refuge sur une autre planète . Mais leur priorité actuelle c’est de protéger leur planète actuelle . Malheureusement on peut constater qu’ils sont prêts à dépenser sans compter pour s’entretuer dans des guerres qui ne sont plus dignes de notre époque , plutôt que de se rassembler derrière un projet qui pourrait les sauver à long terme .


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