Changement climatique

Changement climatique : l’ONU solidaire de l’Afrique

« Tous les pays développés doivent honorer et dépasser l’engagement de verser 100 milliards de dollars par an aux pays en développement »

Témoignages.re / 27 mars 2021

Les Nations Unies sont solidaires de l’Afrique dans la lutte contre le changement climatique, a déclaré mardi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’occasion d’une réunion avec le Groupe des pays africains membres de l’Organisation.

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Photo ONU Mozambique.

Lors de la réunion de mardi, le secrétaire général de l’ONU a rappelé que, malgré sa contribution relativement limitée aux émissions mondiales, l’Afrique continue de payer un prix élevé pour le changement climatique.

« Alors que nous nous efforçons de mettre en œuvre l’Accord de Paris et de mobiliser une coalition mondiale pour atteindre zéro émission nette de carbone d’ici le milieu du siècle, nous avons également besoin d’une percée en matière d’adaptation », a-t-il dit.

Selon lui, en travaillant au lien entre l’adaptation et la consolidation de la paix, on peut renforcer la résilience des États et des communautés. Il a noté que depuis 2017, le Fonds pour la consolidation de la paix a investi dans des projets dans 35 pays africains sur les questions de sécurité liées au climat.

« J’ai appelé tous les donateurs et les banques de développement nationales et multilatérales à accroître la part de l’adaptation et de la résilience à au moins 50 % du financement climatique. Ces fonds doivent être facilement accessibles et acheminés vers le continent en fonction des besoins et des impacts prévus », a-t-il dit. « J’ai appelé les membres du G7 à prendre cet engagement très concret lors de leur sommet de juin, notamment en doublant leur financement public climatique pour la période de 2021 à 2025 grâce à de nouveaux engagements avec une forte préférence pour les subventions ».

Selon le Secrétaire général, « tous les pays développés doivent honorer et dépasser l’engagement de verser 100 milliards de dollars par an aux pays en développement ». « Nous n’en sommes pas encore là », a-t-il souligné.