Témoignages - Journal fondé le 5 mai 1944
par le Dr Raymond Vergès

Accueil > Développement > Changement climatique

Climat : les huit dernières années les plus chaudes jamais enregistrées

Résultat du capitalisme

samedi 14 janvier 2023


Les huit dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, dépassant toutes de plus d’un degré les températures de l’ère préindustrielle, selon le rapport de l’Organisation météorologique mondiale publié ce jeudi à Genève. chaque décennie a été plus chaude que la précédente, depuis les années 1980. « Cette tendance devrait se poursuivre ». En 2022, la température moyenne a été 1,2 degré supérieure à celle de référence alors que l’Accord de Paris impose de ne pas dépasser 1,5 degré. Cette conséquence du capitalisme est dramatique pour des millions de personnes dans le monde.


Ce nouveau document de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme ainsi ses prévisions de novembre dernier, qualifiées alors de « chronique du chaos climatique » par le chef de l’ONU António Guterres.

Ces huit années les plus chaudes jamais enregistrées au niveau mondial sont le résultat « de l’augmentation constante des concentrations de gaz à effet de serre et de la chaleur accumulée », selon ce rapport de six grands ensembles de données internationales sur les températures, regroupés par l’OMM.

Au niveau mondial, l’année écoulée se classe au cinquième rang, seulement battue par des années récentes, et a encore été marquée par un cortège de phénomènes extrêmes qui illustrent les conséquences du réchauffement climatique.

Selon l’OMM, la probabilité de dépasser - temporairement - la limite de 1,5°C de l’Accord de Paris sur le climat augmente avec le temps.

2022 est « environ 1,2 degré » plus chaude que la période 1850-1900

« Des vagues de chaleur record ont été observées en Chine, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud. La sécheresse qui perdure dans la Corne de l’Afrique menace de provoquer une catastrophe humanitaire », a déclaré dans un communiqué, Petteri Taalas, Secrétaire général de l’OMM.

En dépit de l’influence refroidissante du phénomène climatique La Niña, l’année 2022 est « environ 1,2 degré » plus chaude que la période 1850-1900, avant que la révolution industrielle ne produise ses effets sur le climat, affirme l’agence onusienne.

Par ailleurs, la mise à jour de l’OMM sur El Niño/La Niña indique qu’il y a environ 60% de chances que La Niña persiste pendant la période janvier-mars 2023, et qu’elle devrait être suivie de conditions ENSO neutres (ni El Niño ni La Niña).

Plus globalement, la température moyenne sur dix ans pour la période 2013-2022 est supérieure de 1,14 [1,02 à 1,27] °C à la référence préindustrielle de 1850-1900. Ce chiffre est à comparer aux 1,09 °C enregistrés entre 2011 et 2020, selon les estimations du sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et indique que le réchauffement à long terme se poursuit.

Catastrophes climatiques dramatiques

Selon l’OMM, le réchauffement de la planète et les autres tendances à long terme du changement climatique devraient se poursuivre en raison des niveaux records de gaz à effet de serre qui piègent la chaleur dans l’atmosphère. Des vagues de chaleur extrêmes, des sécheresses et des inondations dévastatrices ont touché des millions de personnes et coûté des milliards cette année, selon le rapport.

Outre les températures, la planète a subi une avalanche d’événements extrêmes, rappelle le rapport : inondations historiques au Pakistan après une vague de chaleur printanière exceptionnelle, canicules et méga-feux de forêt en Europe de l’Ouest, canicules estivales aussi dans le centre et l’est de la Chine, inondations dévastatrices dans plusieurs pays africains, sécheresse dans la Corne de l’Afrique, etc.

« En 2022, nous avons été confrontés à plusieurs catastrophes météorologiques dramatiques qui ont coûté beaucoup trop de vies et de moyens de subsistance et qui ont mis à mal la santé, l’alimentation, la sécurité énergétique et hydrique et les infrastructures », a ajouté M. Taalas, rappelant aussi les inondations dévastatrices au Pakistan.

Le respect de l’Accord de Paris compromis

De plus, la fin de l’année 2022 a été marquée par de violentes tempêtes ont touché de vastes régions d’Amérique du Nord.

« Il est nécessaire d’améliorer la préparation à de tels événements extrêmes et de veiller à ce que nous atteignions l’objectif des Nations unies en matière d’alertes précoces pour tous dans les cinq prochaines années », a souligné le chef de l’OMM, relevant que seule la moitié des 193 membres disposent d’un système d’alerte précoce approprié.

L’Accord de Paris, conclu en 2015 sous l’égide de l’ONU, vise à limiter le réchauffement bien en dessous de 2 degrés Celsius, si possible 1,5 degré. Pour y parvenir, les pays du globe doivent toutefois tenir leurs objectifs de réduction des gaz à effets de serre.

Or selon l’agence onusienne basée à Genève, chaque décennie a été plus chaude que la précédente, depuis les années 1980. « Cette tendance devrait se poursuivre ».

A noter que les chiffres des températures seront intégrés dans le rapport final de l’OMM sur l’état du climat en 2022, qui sera publié en avril 2023, à l’occasion de la Journée de la Terre.


Un message, un commentaire ?

signaler contenu

Messages

  • Il y a déjà beaucoup de gens qui vivent dans des régions où la température est supérieure à 50° ou inférieure à 50° pendant une partie de l’année . c’est le cas des populations qui vivent dans les zones désertiques intertropicales ou situées dans l’extrême nord de la planète .

    C’est la preuve que l’homme peut s’adapter aux climats les plus rigoureux et qu’il a encore quelques centaines d’années devant lui avant d’être éliminé par le changement climatique .
    Mais dans notre combat contre le réchauffement climatique nous devons tenir compte non seulement de notre capacité de résister à la chaleur ou au froid mais également du fait que d’autres espèces animales ou végétales sont beaucoup plus fragiles que nous et que leur disparition pourrait aussi nous être fatale .

    C’est le cas des abeilles dont la température létale ne dépasse pas 48° ; à cette température elles meurent , et sans abeilles pour féconder les fleurs des végétaux qui se renouvellent par un cycle floral notre espèce est également menacée de disparition rapide . C’est le cas également du corail qui permet la vie de certains poissons de qui constituent un maillon indispensable dans la chaine alimentaire universelle . C’est le cas aussi de nombreux poissons qui ne peuvent survivre dans des eaux dont la température dépasse les 22°.

    Il nous faut bien entendu nous préparer aux températures très chaudes en été ou très froides en hiver qui seront générées par les modifications du climat mais surtout prendre rapidement toutes les dispositions nécessaires pour stopper le changement climatique , notamment arrêter la déforestation des forêts équatoriales et intertropicales , faire reverdir les déserts , stopper la pollution des océans, arrêter immédiatement nos émissions de gaz à effet de serre dans notre atmosphère et bien entendu ralentir très rapidement la croissance démographique sur toute la planète. Si non nous nous ne pourrons pas empêcher l’emballement du moteur thermique de la terre qui s’accélérera un peu plus chaque année suite à la disparition des glaciers et des banquises et au dégel du permafrost des zone polaires , et les prochaines années seront toujours les plus chaudes années enregistrées jusqu’à ce que notre espèce aura elle aussi disparu beaucoup plus tôt que prévu par notre créateur .

Plan


Facebook Twitter Linkedin Google plus