Changement climatique

Cyclone Kenneth : des vents de 200 km/h dans la Grande Comore

Les Comores durement frappées par un phénomène climatique inhabituel et violent

Manuel Marchal / 25 avril 2019

Les Comores ont été durement frappées hier par le cyclone Kenneth. Le passage au plus près de l’île de la Grande Comore a eu lieu dans la nuit. Mais bien avant, les dégâts étaient importants, avec notamment la destruction de la digue de Fomboni.

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La digue de Fomboni a cédé face à la violence du cyclone Kenneth. (Photo Comores Infos)

Alerte rouge hier aux Comores avec l’arrivée au plus près du cyclone Kenneth. Arbres arrachés, lignes électriques coupées, houle violente et trombes d’eau étaient les témoins du passage de ce phénomène climatique inhabituel aux Comores, d’autant plus qu’il se situe à la fin de l’été.

Si l’heure du bilan n’est pas encore arrivée, d’ores et déjà d’importants investissements sont à prévoir. La digue de Fomboni a cédé sous la force des vagues. La Grande Comore n’était pas la seule île à subir des dégâts, car Anjouan a aussi été frôlée par le cyclone Kenneth.

La météo des Comores a appelé la population à la plus grande prudence pendant la nuit. Dans un communiqué, elle fait été de fortes pluies et de vents violents atteignant les 120 km/h. Mais le plus grave est à venir : « nous atteindrons l’impact maximal entre 20 et 21 heures où les rafales pourront atteindre 200 km/h au Nord de Ngazidja et 180 km/h ailleurs. Prenez donc toutes les dispositions nécessaires et suivez les instructions ».

Après les Comores, le cyclone Kenneth doit se diriger vers le Mozambique. Voici un mois, le cyclone Idaï a fait des centaines de milliers de sinistrés, et obligé l’ONU à intervenir pour aider à protéger un million de personnes d’une menace de famine en raison de la destruction des récoltes et des infrastructures d’importation de nourriture. Au dernier pointage, l’ONU n’avait récolté que le quart des fonds nécessaires pour mener à bien cette mission, un mois après le passage d’Idaï. Avec le cyclone Kenneth, de nouvelles catastrophes ne sont pas à exclure, ce qui renforce encore plus le besoin d’une nécessaire solidarité pour soutenir les victimes.

M.M.