Changement climatique

Dernière chance pour respecter l’Accord de Paris sur le climat

Lutte contre le changement climatique

Témoignages.re / 31 décembre 2019

En se basant sur les engagements inconditionnels actuels, le monde se dirige vers une augmentation de la température de 3,2°C. Il existe des technologies et des connaissances politiques pour réduire les émissions, mais les transformations doivent commencer dès maintenant. Les pays du G20 sont responsables de 78 % de toutes les émissions, mais 15 de ses membres ne se sont pas engagés à respecter un échéancier pour les émissions nettes nulles. Les données sont connues, les technologies existent, seule manque la volonté politique d’aller vers une nouvelle civilisation.

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La COP25 n’a pas atteint ses objectifs alors que le temps presse de plus en plus.

Au terme d’une année au cours de laquelle les nations doivent renforcer les engagements climatiques pris à Paris, un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) prévient que si les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne diminuent pas de 7,6 % par an entre 2020 et 2030, le monde manquera l’occasion de se mettre sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de limiter la gausse des températures à 1,5°C, fixé par l’Accord de Paris. 

Le rapport annuel sur L’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions (Emissions Gap Report) indique que même si tous les engagements inconditionnels actuels pris dans le cadre de l’Accord de Paris sont mis en œuvre, il est prévu que les températures augmentent de 3,2°C, ce qui aurait des conséquences climatiques encore plus étendues et plus destructrices. Les efforts collectifs actuels devront au moins être multipliés par cinq pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris.

2020 est une année cruciale pour l’action climat : la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui aura lieu à Glasgow visera à déterminer la voie à suivre pour éviter les crises et les pays devront considérablement renforcer leurs engagements climatiques.

« Depuis dix ans, le rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de reduction des émissions tire la sonnette d’alarme, et depuis dix ans, le monde n’a fait qu’augmenter le volume de ses émissions », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres. « Il n’y a jamais eu de moment plus important pour écouter la science. Ne pas tenir compte de ces avertissements et prendre des mesures drastiques pour inverser les émissions implique que nous continuerons d’être témoins de vagues de chaleur mortelles et catastrophiques, de tempêtes et de pollution. »

+1,5 degré : la limite

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a averti que dépasser une augmentation des températures de 1,5°C augmentera la fréquence et l’intensité des événements climatiques.

« Notre incapacité collective à agir rapidement et à redoubler d’efforts pour lutter contre le changement climatique implique que nous devons maintenant réduire considérablement nos émissions, à hauteur de plus de 7 % par an, si nous les répartissons de manière équilibrée au cours de la prochaine décennie », affirme Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. « L’ampleur de ces réductions annuelles peut sembler choquante. Elles peuvent aussi sembler impossibles, du moins pour l’année prochaine. Mais il faut essayer. »

« Il est crucial que nous apprenions de nos atermoiements. Tout retard supplémentaire entraîne la nécessité de réductions plus importantes, plus coûteuses et, franchement, peu probables », a-t-elle ajouté. « Nous avons besoin de succès rapides alors que nous mettons en route les transformations sociétales radicales exigés par le changement climatique, autrement l’objectif des 1,5°C énoncé par l’Accord de Paris sera hors de portée. »

Des solutions existent

Les pays du G20 sont responsables de 78 % de toutes les émissions, mais seulement cinq de ses membres se sont engagés à atteindre un objectif à long terme de zéro émission.

À court terme, les pays développés devront réduire leurs émissions plus rapidement que les pays en développement, pour des raisons de justice et d’équité. Cependant, tous les pays devront contribuer davantage aux effets collectifs. Les pays en développement peuvent tirer des leçons des efforts fructueux des pays développés ; ils peuvent même les dépasser et adopter des technologies plus propres à un rythme plus rapide.

Fait essentiel, le rapport indique que l’ensemble des nations devra rehausser considérablement le niveau d’ambition de leurs contributions déterminées au niveau national (CDN), le nom donné aux engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris, en 2020 et assurer le suivi des politiques et des stratégies pour les mettre en œuvre. Des solutions existent pour atteindre les objectifs fixés à Paris, mais elles ne sont pas déployées assez rapidement ni développées à une échelle suffisamment importante.

Selon le rapport, le changement climatique peut encore être limité à 1,5°C. Les avantages supplémentaires de l’action pour le climat, comme l’assainissement de l’air et la réalisation de nombreux objectifs de développement durable sont mieux compris. Les gouvernements, les villes, les entreprises et les investisseurs déploient de nombreux efforts ambitieux. Les solutions, ainsi que la pression et la volonté de les mettre en œuvre, sont abondantes.

Comme chaque année, le rapport met l’accent sur le potentiel de certains secteurs à réduire les émissions. Dans l’édition de cette année, la transition énergétique et le potentiel d’efficacité de l’utilisation de certains matériaux, ce qui peut contribuer grandement à réduire l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’émissions.



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Messages






  • Pour ne pas dépasser 1.5°C en 2100, il faut d’ores et déjà laisser 80% des énergies fossiles en terre. Qui voudra se passer de 50 à 80% de son apport énergétique, sans entraîner de régression sociale, économique, voire politique ? Impossible : nous sommes condamnés à disparaître, et ce ne sera pas un mal pour cette planète : l’Homme est un saccageur.

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  • Pour 2020, on peut espérer avoir sur l’île de la Réunion, ( qui servira alors de bons exemples à suivre pour les autres pays voisins ou pas qui sauront alors ce qui c’est enfin réalisé) ici, comme : enfin l’autonomie énergétique, avec l’emploi intélligent des mouvements de la mer, la fameuse houle, puis la géothermie, le soleil, en résumé tout ce qui existe déjà, du local, de l’inépuisable et du gratuit péi, ce qui serait top car nombreux sont les jeunes diplômés dans ces secteurs, les énergies renouvelables.
    Ensuite, il faudrait changer de paradigme concernant les transposts publices. Du côté des élus, des compagnies, rendre les déplacements gratuits, tout simplement. Et ne surtout pas dire que cela est utopique, car déjà, en France métropôle, plus d’une vingtaine de communes le font déjà ou sont en passe de le faire comme Calais, et l’an dernier Dunkerque. Pour en savoir plus, taper dans votre moteur de recherches là où ce nouveau système existe, la gratuité. du côté des usagers, proposer des lignes des horaires mieux établis qu’ aujourd’hui où seulement 5% des personnes les utilisent, un véritable scandale ne toruvez-vous pas ?
    Dix fois moins que la moitié, c’est trop nul ! Vive l’individualisme qui pollue chaque jour un peu plus, le bruit en plus les odeurs des gaz qui vont encombrer nos poumons, ceux de nos enfants. Nés ou à naitre.

    Remettre le train sur les rails, lui permette de transporter des marchandises, le courrier, de Ste Rose à St Joseph. Les téléphériques de St Denis et celui entre Ciloas et St Leu seront les bienvenus, car de plus, ils pourront accueillir les vélos, bravo.

    Espérons qu’avec les élections qui approchent, des tes nouvelles aux commandes, les projets prennent forme pour le mieux-être de tous et toutes, bonne et heureuse année, en particulier pour ceux, celles qui ont personne aurpès d’elles, malades, sans le sou, On pense à vous, courage. Arthur,

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