Appel à la solidarité

France : « Une rentrée sous le signe des bouleversements climatiques », affirment les CEMEA

16 septembre 2023

« Le lundi 4 septembre, journée de rentrée scolaire, a été la journée la plus caniculaire jamais enregistrée pour un mois de septembre en France », indique un communiqué des CEMEA qui souligne ceci : « Il est urgent de partager avec conviction les résultats des travaux du GIEC qui doivent-être vulgarisés et explicités auprès des différents publics. ».

La rentrée scolaire s’est donc déroulée avec 45 départements en vigilance jaune canicule, et 14 en vigilance orange en Ile-de-France et en Centre Val de Loire… Notons que « cette vigilance canicule » a été mise en place en 2004… il y a 20 ans, et que les « records » de chaleur ne cessent d’être battus depuis juin de cette année. Les établissements scolaires ne sont pas adaptés à ces températures, que ce soient les salles, les « cours de récréation » mais aussi les internats… Dans ce contexte, augmenter les effectifs par classe n’est pas anodin…

Le lundi 4 septembre, journée de rentrée scolaire, a été la journée la plus caniculaire jamais enregistrée pour un mois de septembre en France.

En Bretagne, les Préfectures d’Ille-et-Vilaine et du Finistère ainsi que l’Agence Régionale de Santé ont enclenché la procédure d’alerte face à l’épisode de pollution aux particules fines, lié à un nuage de sable venu du Sahara, ces remontées de poussières désertiques s’inscrivent désormais dans notre paysage quotidien… et la qualité de l’air. Les ARS recommandent notamment de privilégier des sorties plus brèves et demandent de réaliser le moins d’efforts physiques possible, et de réduire voire reporter les activités physiques et sportives intenses.

Comment faire si on ne peut plus rester ni dedans, car il fait trop chaud, et ni dehors, car c’est trop pollué ?

A Mayotte, alors qu’il ne pleut plus depuis janvier, les habitants et habitantes de cette île connaissent désormais des coupures d’eau de 48h par rotation, pour gérer cette pénurie. Avec ce système, l’eau du robinet est impropre à la consommation les 12 premières heures de remise en eau et il faut la faire bouillir pour pouvoir la consommer. Les établissements scolaires, comme l’ensemble de la population, s’organisent autant que possible pour stocker l’eau, mais des collèges, des lycées doivent fermer. De nombreuses personnes se rendent malades malgré les campagnes de sensibilisation sur l’importance de faire bouillir l’eau.

Les Ceméa appellent et participent par leurs actions à ce que la question de la transition écologique trouve une place au cœur des programmes éducatifs de la maternelle à l’université ; mais aussi de l’ensemble des formations quelles qu’elles soient. Il est urgent de partager avec conviction les résultats des travaux du GIEC qui doivent-être vulgarisés et explicités auprès des différents publics. Les enjeux climatiques doivent devenir une évidence pour l’humanité et entraîner des modifications comportementales et systémiques pour les personnes mais surtout pour l’ensemble des organisations collectives publiques et privés.

Plus globalement, le dérèglement climatique nous rappelle, comme le disait Albert Jacquard, « qu’avant d’être une valeur, la solidarité est un fait : nous sommes solidaires entre nous et avec la planète ». C’est pourquoi les Ceméa sont si attachés à l’urgence d’activer, partout, toutes les solidarités possibles : dans les classes et les groupes par une pédagogie de la coopération, entre les générations par des échanges systématiques de compétences et de savoirs, entre les cultures par la découverte des richesses réciproques des unes et des autres, entre les peuples par des relations internationales qui promeuvent une authentique émancipation.

Les Ceméa travaillent au quotidien à une plus grande justice sociale et pour rappeler les méfaits de l’individualisme et du repli sur soi, pour faire vivre l’espoir d’une solidarité véritable où chaque geste compte…

Paris, le 15 septembre 2023

CaniculeSécheresse

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