Changement climatique

L’Afrique australe se remet de la sécheresse causée par El Nino

5 millions de personnes toujours en grande difficulté

Témoignages.re / 30 novembre 2017

L’Afrique australe continue de se remettre de la désastreuse sécheresse causée par El nino de 2015/2016, lequel a affecté en janvier, 41 millions de personnes à travers la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a indiqué l’Office des Nations unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) lundi.

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Sécheresse au Mozambique. (Photos : Leopoldino Jeronimo / Kepa)

Dans sa perspective humanitaire pour l’Afrique australe allant de novembre 2017 à avril 2018, OCHA a expliqué que la réponse substantielle donnée par le gouvernement - et la SADEC-, soutenue par 900 millions de dollars américains de la part de la communauté humanitaire internationale, a permis à des paysans de profiter de la saison des pluies de 2016/2017, en bénéficiant d’une récolte de céréales d’avril 2017 de 3 pour cent au-dessus de la moyenne de cinq ans.

« Toutefois, au moins cinq millions de personnes à travers la région, demandent toujours une assistance humanitaire urgente », a indiqué le rapport qui précise que la plupart des Africains du sud comptent sur l’agriculture pluviale de subsistance, laquelle est vulnérable même face à la moindre secousse, attestée par les niveaux élevés de la malnutrition des enfants.

« De nouvelles épidémies de l’influenza aviaire hautement pathogène sont en train de décimer les populations de volailles et d’oiseaux sauvages. Le légionnaire d’automne, une peste inconnue dans la région, a la capacité de causer un vaste dégât des cultures », a-t-il averti, en indiquant la norme au-dessus des précipitations prédites pour la saison d’octobre 2017 à avril 2018.

« Si elle est favorable à la production agricole, la pluie causera inévitablement l’inondation, et le cyclone tropical affectera vraisemblablement les pays de l’Océan Indien », a expliqué Gemma Connell, chef de l’office régional de l’OCHA pour l’Afrique australe et orientale.

« Le choléra est endémique dans beaucoup de pays de l’Afrique australe, et l’inondation va aggraver les conditions de la mauvaise qualité de l’eau et de l’assainissement, laquelle, à Madagascar, a contribué à une épidémie de peste sans précédent ».

De plus, de nouveaux et d’anciens conflits dans la République Démocratique du Congo (RDC) affectent encore l’Afrique des Grands Lacs comme en témoigne le fait que les gens traversent les frontières internationales à la recherche de sécurité.