Changement climatique

L’Amazonie brûle : catastrophe mondiale

La quête du profit menace un pilier de la vie telle qu’elle existe sur Terre

Manuel Marchal / 24 août 2019

Depuis plusieurs semaines, des incendies ravages la plus grande forêt du monde, l’Amazonie. Le contexte inquiète, car le gouvernement brésilien suit la même ligne que son homologue des Etats-Unis : remise en cause du Traité sur le climat et encouragement au pillage des ressources naturelles pour faire du profit. Or, l’Amazonie joue un rôle essentiel dans le climat et la production d’un gaz essentiel à la vie humaine : l’oxygène.

JPEG - 101.3 ko

L’Amazonie est considéré comme un poumon vert de la planète. Sur plusieurs millions de kilomètres carrés, des milliards d’arbres produisent de l’oxygène, gaz indispensable à la vie humaine. La prise de conscience de l’existence d’un changement climatique causé par les activités humains a encore accentué l’importance de l’Amazonie. Les végétaux de cette forêt captent chaque jour une quantité considérable de CO2, un gaz à effet de serre.

Mais l’Amazonie suscite des convoitises, car le Brésil est un des plus importants fournisseurs de produits agricoles au monde. Chaque jour, une partie de l’Amazonie est brûlée volontairement, ou alors des arbres sont abattus pour donner place à de vastes exploitations agricoles détenus par la classe possédante. Cela explique pourquoi le Brésil est un des plus importants pollueurs au monde, non pas à cause de ses émissions de gaz à effet de serre, mais surtout du fait de la déforestation. Cette situation s’est aggravée avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir, proche de Donald Trump.

« Il y a des faits. Le 10 août dernier, des éleveurs de bovins ont appelé à une ’journée du feu’“commence à expliquer Agnès Vahramian, la journaliste du bureau de France Télévisions à Washington (États-Unis). « Ils se sont rassemblés dans la ville de Novo Progresso et ont allumé de grands incendies, pour disent-ils agrandir leurs élevages. Pour se donner du courage, ils ont cité en soutien le président Bolsonaro qui veut développer l’activité économique de l’Amazonie », continue Agnès Vahramian.

« La multiplication des incendies n’est absolument pas due à la sécheresse. Elle n’est pas plus intense qu’en 2018. Il y a les éleveurs et puis il y a aussi les producteurs de soja (…) Les ONG accusent les producteurs de soja de vouloir rendre les terres fertiles », a précisé hier également la journaliste en direct dans le 20 Heures de France 2.
L’Amazonie n’est pas que l’affaire du Brésil, c’est un des piliers de la vie telle qu’elle existe actuellement sur Terre. Son affaiblissement ne peut qu’accentuer l’accélération du changement climatique avec des conséquences partout, y compris à La Réunion.

M.M.