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par le Dr Raymond Vergès

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L’ONU souhaite que la Grande Barrière de Corail soit classée "en danger"

Grande Barrière de Corail patrimoine "en danger"

mercredi 30 novembre 2022


Un rapport historique des Nations Unies (ONU) a recommandé que la Grande Barrière de Corail, symbole de l’Australie, soit ajoutée à la liste du patrimoine mondial "en danger".


L’Australie avait évité en juillet 2021 que l’Unesco inscrive la Grande Barrière de corail sur sa liste des sites du Patrimoine mondial en péril, en dépit de l’inquiétude de la communauté scientifique sur la dégradation de cet écosystème unique.

Toutefois, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a publié ce 29 novembre son rapport sur le récif, à la suite d’une visite de dix jours effectuée en mars. Elle a appelé à une action ambitieuse, rapide et soutenue pour le protéger.

22 recommandations ont été formulé, dont dix doivent être prises en compte de toute urgence, notamment un appel au gouvernement pour qu’il actualise ses objectifs en matière de changement climatique afin d’arrêter le réchauffement à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.

Depuis mai dernier, le parti travailliste au pouvoir s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Australie d’au moins 43% par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030. Cependant, pour stopper le réchauffement climatique à 1,5 degré, les experts ont déclaré que l’Australie devait réduire ses émissions de 74%.

La recommandation du rapport de classer officiellement le récif comme "en danger" sera examinée avec les propositions des gouvernements fédéral et du Queensland avant que l’UNESCO ne prenne une décision finale sur son statut.

D’autant plus que les chercheurs affirment qu’"en dépit des efforts scientifiques et de gestion sans précédent ces dernières années", la capacité du site à résister aux impacts du changement climatique est "compromise de façon substantielle".

Ce phénomène est en partie due "à la dégradation de la qualité de l’eau". Selon les auteurs du rapport, "si des efforts significatifs ont été faits pour réduire le ruissellement des nitrates et phosphates (...), il est nécessaire d’assurer une plus grande réduction de ces polluants dans les trois prochaines années que ce qui a été accompli depuis 2009".

En effet, le rapport révèle que l’acidité de l’eau de la Grande Barrière de Corail a augmenté de 26% et que les objectifs de qualité de l’eau n’ont pas été atteints. Il recommande donc une action urgente pour mettre fin au ruissellement des sédiments, une interdiction de la pêche destructive au filet maillant et une réduction du ruissellement provenant des cultures de bananes et de canne à sucre.

En réponse au rapport, la ministre australienne de l’Environnement, Tanya Plibersek, et Nita Green, l’envoyée spéciale pour le récif, ont affirmé que le gouvernement avait pris des mesures importantes pour protéger le récif au cours des six mois qui ont suivi son arrivée au pouvoir.


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