Changement climatique

Le prochain Sommet mondial sur le climat en bonne voie

Une même vision pour la Cop26

Témoignages.re / 8 décembre 2020

À l’occasion de la Journée mondiale du climat et du 5e anniversaire de l’Accord de Paris, les Nations Unies et Londres convoquent "les dirigeants mondiaux les plus ambitieux sur le climat" pour un sommet le 12 décembre.

L’objectif de ce sommet sera de rappeler les problématiques liées au réchauffement climatique et de présenter des plans climat actualisé des pays membres.

Ce rendez-vous intervient un an avant la Cop26 de Glasgow, où tous les regards se tournent vers les Etats-Unis, qui se sont retirés de l’Accord par l’administration Trump. Certains espèrent un retour du géant américain, qui est l’un des principaux pollueurs de la Planète.

Ce sommet interviendra alors que plus de 120 pays ont adopté ou promit la neutralité carbone en 2050. A l’instar du Royaume-Uni, où le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé , que son pays entendait réduire ses émissions de gaz à effet de serre, principale cause du réchauffement climatique, de 68 % en 2030, par rapport à 1990.

Les bons élèves sont la Finlande et le Danemark avec – 70% promit, et pour le second, la fin à toutes activités gazières ou pétrolières d’ici à 2050. Ces nouvelles ambitions seront envoyées à la Convention Onu Climat (CCNUCC), qui enregistre les comptes des 196 pays signataires de l’Accord de Paris, en 2015.

Après un mandat climatosceptique de Donald Trump, les États-Unis devraient réintégrer la chaîne internationale. Ainsi, John Kerry, le Monsieur Climat du président élu Joe Biden, a promis une lutte offensive contre le réchauffement climatique.

De son côté, l’Union européenne a pris le leadership contre le climat, fin 2019, avec son Pacte vert. Au Sommet UE des 10 et 11 décembre, les 27 dirigeants doivent adopter la loi climat qui doit faire de l’Union le premier continent neutre en carbone.

Récemment, le président chinois Xi Jinping a annoncé la neutralité carbone de son pays, suivit par le Japon et la Corée du Sud, ses concurrents asiatiques, également dépendants du charbon, ont emboîté le pas de cette course mondiale au zéro émissions.

« Cela doit encore se traduire en faits vraiment concrets. Mais avec la pandémie planétaire, la situation aurait pu être pire. Nous avons étudié plusieurs plans de relance qui vont dans le bon sens », a expliqué Sébastien Treyer, directeur de l’Iddri, institut spécialisé dans le développement durable, cité par le journal Ouest-France.

Selon les scientifiques indépendants du Climate Action Tracker, les promesses faites sont encourageantes après une décennie d’inaction : 127 pays générant 63 % des émissions mondiales, ont adopté ou promis la neutralité carbone en 2020.

« Si tous les gouvernements nationaux atteignent leur objectif, le réchauffement pourrait se limiter à 2,1 °C d’ici 2100 », a indiqué l’Iddri. Jusqu’ici, le monde était plutôt sur une trajectoire à 4 °C. Mais pour passer durablement à une société bas-carbone, « il faudrait mieux poser une stratégie à court terme », a estimé Marta Torres-Gunfaus, spécialiste climat de l’Iddri.