Changement climatique

« Madagascar est l’un des pays les plus vulnérables dans le monde au changement climatique »

Visite dans la Grande île du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme et l’environnement

Témoignages.re / 3 novembre 2016

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Le changement climatique diminue la production de riz dans le Sud de Madagascar. Le stress alimentaire est devenu la règle dans cette vaste région dont certaines parties sont encore plus gravement touchées. ©FAO/Yasuyoshi Chiba

Un expert de l’ONU appelle à aider Madagascar à éviter les pires effets du changement climatique. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme et l’environnement, John H. Knox, a appelé les principaux émetteurs dans le monde à agir sans tarder pour aider les pays vulnérables comme Madagascar afin d’éviter les pires effets du changement climatique.

« Madagascar est l’un des pays les plus vulnérables dans le monde au changement climatique », a déclaré M. Knox à la fin de sa première visite officielle dans le pays. « Les principaux émetteurs de gaz à effet de serre doivent agir rapidement pour mettre en œuvre et renforcer leurs engagements d’atténuation dans le cadre de l’Accord de Paris, qui entrera en vigueur ce vendredi ».

« En même temps, les pays développés doivent honorer leurs engagements à fournir une assistance financière aux pays pour leur permettre de s’adapter aux effets du changement climatique », a souligné l’expert.

Besoin urgent de 100 millions de dollars

Le Rapporteur spécial a noté que la sécheresse qui frappe actuellement le sud de Madagascar, qui a provoqué une insécurité alimentaire aiguë pour plus de 800.000 personnes selon les agences de l’ONU, a été attribuée à l’effet du phénomène El Niño, exacerbé par le réchauffement climatique. Pour éviter une catastrophe, ils ont besoin de plus de 100 millions de dollars en financement additionnel.

« Cette terrible sécheresse est un signe avant-coureur d’événements futurs similaires », a-t-il souligné. « L’augmentation des températures va continuer à augmenter la fréquence et la gravité des sécheresses, ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes et l’élévation du niveau de la mer, qui va miner la capacité du peuple malgache à jouir de leurs droits à la santé, à la nourriture, à l’eau et au logement, parmi tant d’autres ».