Changement climatique

Mozambique : 1,2 milliard promis pour un besoin de 3,2 milliards de dollars

Solidarité avec les victimes de Idai et Kenneth

Témoignages.re / 4 juin 2019

Des bailleurs de fonds ont promis 1,2 milliard de dollars samedi lors d’une conférence internationale au Mozambique visant à mobiliser un soutien financier à la reconstruction des régions affectées par les cyclones Idai et Kenneth.

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Photo PAM/Alexis Masciarelli

L’annonce a été faite par le Président mozambicain Filipe Jacinto Nyusi à l’issue de cette conférence qui a réuni environ 700 participants. Elle avait lieu vendredi et samedi.

La conférence a lieu dans la ville de Beira, l’une des régions les plus touchées par les deux cyclones qui ont frappé le Mozambique en mars et en avril. Le cyclone Idai a fait plus de 600 morts et laissé des centaines de milliers de personnes dans le besoin.

L’évaluation post-catastrophe des besoins effectuée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, a estimé que le Mozambique avait besoin de 3,2 milliards de dollars pour la reconstruction post-cyclone dans les régions affectées.

« Nous sommes confrontés à d’énormes défis : les besoins fondamentaux des personnes ne sont pas satisfaits ; le risque d’épidémies est évident ; et l’impact négatif sur la sécurité alimentaire dû à la perte de récoltes sera très important », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message adressé aux participants de la conférence.
Il a rappelé que le Fonds d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) avait octroyé 24 millions de dollars mais que c’était loin d’être suffisant pour répondre à l’ampleur de la catastrophe.

Pour répondre à la tragédie, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds humanitaire de 282 millions de dollars, qui reste largement sous-financé.
« Je peux vous assurer que l’ONU intensifiera ses efforts pour faire face aux effets à court et à moyen termes de la catastrophe », a dit M. Guterres. « Mon message est clair : les Nations Unies n’oublieront pas le Mozambique ».