Changement climatique

PCR : « Après le rapport du GIEC : rompre avec le capitalisme pour lutter efficacement contre le changement climatique »

Le Parti communiste réunionnais appelle à prendre en compte le rapport des experts sur le climat

Parti Communiste Réunionnais / 18 août 2021

Le Parti communiste réunionnais indique que « les données contenues dans le rapport du GIEC sont le bilan de plus de 150 ans d’exploitation de la planète par le capitalisme » et précise que « la lutte contre le changement climatique passe donc par un changement des modes de production et de consommation imposés par le capitalisme ».

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Le rapport du GIEC publié la semaine dernière fixe le cadre des négociations de la COP-26 prévue à la fin de l’année. Ce cadre est alarmant et confirme les multiples alertes lancées depuis 1996 par le PCR. Cette année-là, Paul Vergès et Philippe Berne avaient tenu une conférence de presse pour alerter sur les conséquences du changement climatique et la nécessité de s’y préparer. Ces initiatives du PCR ont débouché en 2001 sur la loi Vergès faisant de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité nationale, et par la création de l’Observatoire national sur les effets du changement climatique qui fut présidé jusqu’à son décès par Paul Vergès. Elles ont contribué à donner à la République une crédibilité dans ce domaine qui n’est pas étrangère à la tenue en France de la conférence qui aboutit à l’Accord de Paris sur le climat en 2015.

Le document du GIEC montre que les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines sont responsables d’environ 1,1 degré de réchauffement entre 1850 et aujourd’hui, et constate qu’en moyenne au cours des 20 prochaines années, la température mondiale devrait atteindre ou dépasser 1,5 degré de réchauffement.
Les scientifiques du GIEC préviennent que le réchauffement climatique de 2 degrés sera dépassé au cours du 21e siècle. À moins que des réductions rapides et profondes des émissions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre ne se produisent au cours des prochaines décennies, sinon la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris de 2015 « sera hors de portée ».

Rappelons que l’Accord de Paris fixe une limite de 1,5 degré de plus qu’en 1850, afin que le changement climatique ne connaisse pas un emballement irréversible. Avec une augmentation de la température moyenne de 1,1 degré, le crédit est donc largement entamé.
La pollution massive de l’atmosphère par des gaz à effet de serre a commencé au milieu du 19e siècle, quand l’Occident fit sa première « Révolution industrielle ». Ce fut le début de l’extension du capitalisme dans le monde, avec comme moteur l’exploitation des travailleurs et des ressources naturelles. Ce système avait un besoin considérable de charbon et de pétrole pour alimenter ses profits. Il n’a guère changé depuis.
Les données contenues dans le rapport du GIEC sont donc le bilan de plus de 150 ans d’exploitation de la planète par le capitalisme. Les victimes du changement climatique sont déjà nombreuses et se situent essentiellement dans les pays qui ont été colonisés par l’Occident, et qui n’ont que très peu contribué à la pollution de l’atmosphère depuis 150 ans. Les perspectives sont encore plus graves, ce sont donc des régions entières qui deviendront inhabitables, avec comme conséquence des flux migratoires d’une ampleur considérable.

Pour le PCR, la lutte contre le changement climatique passe donc par un changement des modes de production et de consommation imposés par le capitalisme. Les données du rapport du GIEC soulignent que cette évolution est la condition de la survie de l’humanité.

Bureau de presse du PCR
Le Port, le 16 août 2021



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  • Montrons ici déjà l’exemple que l’on pourrait donc, copier ailleurs, je pense notamment à l’autonomie énergétique entre ce qui est renouvelable donc gratuit au départ, déjà sur place et inépuisable (chaleur du volcan, alizé, soleil, courant marin), en alimentation en lieu et place de tout se sucre qui se vend mal, car moins subventionné, dangereux pour la santé avec l’obésité, le diabète qui peut rendre aveugle, amputé, handicapé à vie. Du Bio pour tous, hôtels, cantines, logements, prisons, restaurants, marchés et grandes surfaces, tout, utopique, pourquoi ça ? Ensuite, pour les transports, les rendre propres, électriques et sur rail de Ste Rose à St Joseph, puis des téléphériques pour les hauts, voilà, Arthur.

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