Changement climatique

Prévenir les crises liées à El Nino et La Nina

L’ONU appelle à anticiper

Témoignages.re / 5 janvier 2018

La Niña devrait avoir un impact sur le temps à travers le monde en 2018, a annoncé un responsable des secours des Nations unies, invitant les gouvernements et la communauté internationale à agir rapidement pour limiter les impacts de ce phénomène météorologique potentiellement destructeur et de son pendant, El Niño.

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Sécheresse au Mozambique. (Photos : Leopoldino Jeronimo / Kepa)

« Nous savons que plus tôt nous pourrons mettre en place une riposte, plus elle sera efficace », a indiqué mardi à UN News, le chef de la section des conseils politiques et de la planification au Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Greg Puley. El Niño est le terme utilisé pour décrire le réchauffement du centre à l’est du Pacifique tropical, en moyenne tous les trois à sept ans. Il élève les températures de la surface de la mer et a un impact sur les systèmes climatiques dans le monde en provoquant plus de pluies à certains endroits et des sécheresses dans d’autres, provoquant généralement une modification de leurs régimes climatiques habituels. Son pendant, La Niña, est associé à une baisse des températures de la surface de la mer, mais elle provoque également des conditions météorologiques extrêmes. En 2016, 23 pays, représentant 60 millions de personnes, ont dû faire appel à une aide d’urgence à cause d’événements liés au phénomène El Niño.

Bien que la survenue d’un phénomène climatique n’est jamais sûre à 100 pour cent, M. Puley a invité les gouvernements « à être prêts à réagir aux signes annonciateurs ». Il a évoqué les assurances ou les financements basés sur les prévisions qui débloquent des fonds de manière précoce, comme des innovations « à ne pas regretter », même si l’événement prévu n’arrive pas. « Si vous êtes conscients que les précipitations trop importantes sont un signe d’alerte, par exemple, vous pouvez faire des investissements pour renforcer les lits des fleuves afin que le surplus de précipitations ne se transforme pas en inondations », a-t-il expliqué. « Il en coûtera 10 millions de dollars de renforcer le lit d’un fleuve. Fournir des vivres, de l’eau et des abris aux personnes déplacées par les inondations pourrait coûter entre 50 et 60 millions de dollars. Il faut faire les investissements à temps », a-t-il ajouté.