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4 juin, parNos peines
Changement climatique
1er décembre 2010, par

192 pays sont réunis jusqu’au 10 décembre à Cancún, au Mexique, pour tenter de trouver des solutions aux changements climatiques, qui touchent tous les pays du monde, riches ou pauvres.
15.000 négociateurs, écologistes, hommes d’affaires et journalistes participent à cette 16ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP16) et 6ème réunion des Parties au Protocole de Kyoto (MOP6).
Aggravation de la situation
Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) cité par “L’Express”, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 38% depuis 1990 et pourraient croître de 40% d’ici à 2030 si aucun engagement politique n’est pris.
De plus, les météorologues annoncent une hausse de 2°C à 4°C d’ici à la fin du siècle des températures dues aux conséquences humaines et environnementales considérables. Cela se traduit par une fonte accélérée des glaces, l’élévation du niveau marin, l’acidification des océans, l’érosion massive de la biodiversité.
Un « paquet équilibré » de mesures, comme la lutte contre la déforestation ou encore le transfert de technologies aux pays les plus vulnérables, sera proposé par les dirigeants des 192 pays. Bien loin de l’accord global promis lors de la Conférence de Copenhague, les décideurs sont prêts à avancer pas à pas, mais ne se déplaceront pas, laissant la place à leurs ministres de l’Environnement.
La diplomatie, une solution ?
Certains croient encore que la voie diplomatique permettra d’apporter des solutions viables et réalisables, cependant, « les contraintes géopolitiques entre les nations, les lobbys puissants et les cibles différentes font en sorte que les gouvernements n’arrivent pas à s’entendre », a expliqué à Radio Canada Philippe Bourke, du Regroupement des Conseils régionaux de l’Environnement du Québec.
Les experts indiquent que la Conférence de Cancún est la dernière chance pour les dirigeants internationaux de sauver la planète. Selon eux, il est aujourd’hui important d’affirmer la nécessité d’une gouvernance mondiale sur le sujet, et donc de mettre en place une nouvelle diplomatie climatique, car « seul un accord-cadre impliquant toutes les parties du monde sous l’égide de l’ONU nous permettra de répondre aux défis », a indiqué “L’Express”.
Céline Tabou
Nos peines
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