Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Le climat s’emballe, l’inaction persiste en Occident et à La Réunion
16 janvier, par

Pendant que les gouvernements tergiversent, la planète brûle. L’Organisation météorologique mondiale confirme que 2025 figure parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées, malgré un épisode La Niña censé tempérer le réchauffement. Trois années record d’affilée, des océans surchauffés, des catastrophes en série : l’inaction climatique n’est plus une erreur, c’est une faute politique majeure.
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) l’a confirmé : 2025 est l’une des années les plus chaudes jamais observées à l’échelle mondiale. La température moyenne de surface a atteint +1,44 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900). Une valeur vertigineuse, d’autant plus alarmante qu’elle survient malgré la présence d’un épisode La Niña, habituellement synonyme de rafraîchissement global. Autrement dit : même les mécanismes naturels de modération ne suffisent plus à contenir le dérèglement provoqué par l’activité humaine.
Les années 2023, 2024 et 2025 constituent le trio le plus chaud jamais enregistré, toutes bases de données confondues. Pire encore, les onze dernières années sont les onze plus chaudes de l’histoire moderne. La moyenne 2023-2025 frôle déjà les +1,5 °C, seuil critique fixé par l’Accord de Paris que les dirigeants continuent pourtant de brandir comme un objectif lointain, presque abstrait.
Cette surchauffe n’est pas une statistique froide : elle se traduit par des vagues de chaleur meurtrières, des pluies diluviennes, des cyclones plus violents. L’OMM rappelle que la hausse des températures terrestres et océaniques alimente directement ces événements extrêmes. Derrière chaque record, ce sont des vies bouleversées, des territoires fragilisés, des populations précarisées, notamment dans les régions insulaires et du Sud global.
Les océans, qui absorbent près de 90 % de l’excès de chaleur, sont eux aussi en première ligne. En 2025, leur contenu thermique a atteint des niveaux parmi les plus élevés jamais mesurés. Cette chaleur accumulée équivaut à près de 200 fois la production mondiale d’électricité annuelle. Méditerranée, océan Indien, Atlantique Sud : aucune région n’est épargnée. Et quand l’océan chauffe, c’est toute la machine climatique qui se dérègle.
Face à ce constat, les discours ne suffisent plus. Les données sont solides, issues de multiples institutions scientifiques internationales. Ce qui manque, ce n’est pas la connaissance, mais le courage politique. Continuer comme avant, c’est accepter consciemment l’aggravation des catastrophes à venir. L’urgence climatique n’est pas un slogan : c’est une ligne de fracture entre ceux qui agissent et ceux qui condamnent les générations futures.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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