Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Conséquence dans notre pays de la crise climatique causée par le capitalisme en Occident
11 décembre 2025, par

Selon l’étude publiée le 7 décembre par Copernicus, agence de l’Union européenne, 2025 devrait compter parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées. Dans les anciennes colonies intégrées à la République française, la hausse déjà perceptible des températures annonce un futur alarmant : sécheresses, cyclones plus violents, montée des eaux. Les projections prévoient jusqu’à +1,7 °C dès 2030, rappelant l’urgence d’agir pour protéger les pauvres, donc près de la moitié des Réunionnais des dégâts causés par l’enrichissement de la classe dominante du capitalisme qui pollue l’atmosphère depuis plus de 150 ans.
Dans les anciennes colonies intégrées à la République française, nul besoin d’attendre les graphiques de Copernicus pour comprendre que la chaleur s’emballe : nous la subissons déjà, chaque jour, sur nos peaux, dans nos maisons, dans nos terres qui se fissurent et nos lagons qui se meurent. Ce que les scientifiques annoncent pour 2030 — une hausse marquée des températures —, les habitants, eux, en vivent les premiers chapitres depuis longtemps. Ils racontent les nuits qui ne rafraîchissent plus, les pluies qui se dérobent, les cyclones qui frappent avec une violence que les anciens n’avaient jamais vue.
À Saint-Martin, Irma reste une cicatrice béante. À Mayotte, le cyclone Chido a rappelé en décembre 2024 à quel point ces territoires sont exposés. En Guyane, les piroguiers voient le Maroni s’amenuiser jour après jour, dévoilant des bancs de sable là où l’eau coulait autrefois en torrents. À La Réunion, les agriculteurs montrent leurs parcelles grillées par les sécheresses, tandis que les familles du littoral constatent que la mer avance, inlassablement.
Les chiffres publiés par les climatologues sont implacables : jusqu’à +1,7 °C en Guyane dès 2030, +1,5 °C à La Réunion, et des étés interminables où la chaleur écrasera littoraux et hauteurs pendant des dizaines de jours supplémentaires. À Mayotte, les projections parlent de plus de deux cents journées suffocantes par an d’ici la fin du siècle. Deux cents jours : qui peut vivre dignement dans un quotidien ainsi chauffé à blanc ?
Leur message est clair : le réchauffement n’est pas une prophétie abstraite mais une réalité déjà là, qui exige courage et action. Les scientifiques affirment qu’il reste possible de freiner la trajectoire à condition de réduire les émissions. Les habitants répondent : « Nous sommes déjà en première ligne. Nous refusons de disparaître dans l’indifférence. »
Car la lutte pour le climat, dans les anciennes colonies intégrées à la République française, n’est pas un slogan : c’est une bataille pour la vie, pour les terres héritées, pour les générations qui demain devront supporter ce que nous n’aurons pas eu la force de changer aujourd’hui.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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