Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
Le capitalisme responsable d’une crise sans précédent
8 novembre 2025

Depuis Belém, au Brésil — future hôte du sommet mondial sur le climat prévu le 10 novembre — António Guterres, secrétaire général de l’ONU, a lancé un nouvel appel pressant aux dirigeants de la planète : agir immédiatement pour freiner le réchauffement climatique, alors que la Terre s’apprête à dépasser inévitablement le seuil critique de 1,5 °C de plus qu’avant l’extension du capitalisme dans le monde.
Depuis les portes de l’Amazonie, le secrétaire général de l’ONU a exhorté les États réunis pour la COP30 à engager « une action urgente » afin de réduire les émissions et préserver la limite fixée par l’Accord de Paris. « Chaque fraction de degré supplémentaire signifie plus de faim, de déracinement et de pertes », a-t-il averti, soulignant que ce dérèglement menace la paix, la sécurité et la survie d’écosystèmes entiers. Ne pas agir serait, selon lui, « un échec moral et une négligence mortelle » qui frapperait de plein fouet les pays les plus vulnérables.
Pour M. Guterres, la science ne laisse plus de doute : un dépassement temporaire du seuil de 1,5 °C est désormais attendu dès le début des années 2030. Même bref, il entraînerait des dégâts considérables. Il appelle donc à « un véritable changement de paradigme », fondé sur la réduction rapide des énergies fossiles et l’accélération des investissements verts.
La directrice de l’Organisation météorologique mondiale, Celeste Saulo, confirme l’urgence : les émissions de gaz à effet de serre atteignent un niveau record depuis 800 000 ans. De janvier à août 2025, la température mondiale moyenne a déjà dépassé de 1,42 °C les niveaux préindustriels, tandis que les océans, surchauffés, subissent des dommages durables. La période 2015-2025 sera la plus chaude jamais enregistrée.
La montée des mers, la fonte des glaces et la multiplication des catastrophes climatiques bouleversent les écosystèmes et menacent des millions de vies. Guterres rappelle que le seuil de 1,5 °C reste « une ligne rouge pour l’humanité » : « L’énergie propre l’emporte en coût et en performance, mais il manque encore le courage politique. »
Pour Marinez Scherer, envoyée spéciale de la COP30 pour l’océan, la solution passe par la protection conjointe de l’Amazonie et des mers, « un seul système vivant ». « Sauver l’océan, c’est sauver notre avenir », conclut-elle.
Paul Vergès : 2016-2026
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