Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
7 août 2007

Plus de 320 personnes ont péri ces quinze derniers jours depuis qu’une mousson particulièrement intense a fait déborder les rivières dans une grande partie de l’Est de l’Inde, dans les deux-tiers des 64 districts du Bangladesh et dans certains secteurs du Népal.
Plus de 35 millions de personnes sont touchées par les inondations, dont dix millions qui ont perdu leur toit ou sont coupées du monde, sans soins ni nourriture.
Les autorités redoutent que des épidémies affectent les millions de victimes des pires inondations survenues de mémoire d’homme en Asie du Sud alors que les critiques sur la gestion des secours pleuvent.
En Inde : trois millions de réfugiés
Dans l’État de l’Assam, dans l’est de l’Inde, où près de trois millions de personnes se sont réfugiées dans des camps d’urgence ou sont isolées du reste du monde dans leurs villages, la baisse du niveau des eaux et l’élévation des températures font craindre aux autorités l’apparition de maladies telles que le paludisme ou l’encéphalite.
Des scènes de dévastation
Dans l’État déshérité du Bihar où la situation sur le front des inondations empire, quatre hélicoptères de l’armée ont largué de la nourriture, des médicaments et des vêtements aux quelque dix millions de sinistrés.
« Chaque pilote effectue 12 sorties par jour et ils ont fait état de scènes de dévastation gigantesques dans le centre et le nord du Bihar », a dit Ramesh Kumar Das, porte-parole du ministère de la Défense à Kolkata (ex-Calcutta).
1.100 morts en Inde
« J’ai partagé un petit morceau de pain entre quatre de mes enfants, je meurs de faim et je survis tant bien que mal », a témoigné en pleurs Siraj Ahmed devant un journaliste d’une télévision locale dans le Bihar.
Dans les États voisins d’Orissa et d’Uttar Pradesh, 39 personnes sont mortes depuis samedi, noyées ou tuées dans l’effondrement de leurs maisons sous l’effet des inondations ou de la foudre.
Chaque année, la mousson fait des victimes et détruit des bâtiments mais l’agriculture, prédominante localement, dépend fortement des précipitations.
Selon les derniers chiffres du gouvernement indien, 1.100 personnes ont péri cette année du fait de la mousson, sans compter les dernières victimes recensées.
Dacca sous les eaux
Au Bangladesh, 120 personnes sont mortes noyées ou mordues par des serpents, a déclaré un haut responsable de la cellule de crise mise en place par le gouvernement. Au moins 37 autres personnes sont portées disparues.
Plus de 20 millions de personnes sont touchées par les inondations qui affectent 40 des 64 districts du pays. Près de 300.000 personnes ont été accueillies dans des centres d’accueil d’urgence ou ont trouvé refuge sur des routes surélevées ou sur les berges des cours d’eaux.
Les inondations touchent également la capitale, Dacca, contraignant une partie de ses habitants à trouver refuge chez des proches ou des amis.
La pénurie d’eau, de médicaments et d’eau potable dans les centres d’accueil d’urgence a provoqué des dysenteries, des diarrhées et autres maladies liées au manque d’eau potable.
Les services météorologiques ont annoncé que le niveau des eaux diminuait dans le nord du Bangladesh mais la situation risque d’empirer dans le centre du pays et à Dacca.
Au Népal, les inondations et les glissements de terrain provoqués par plusieurs semaines de pluie ont fait 84 morts.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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