Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
9 juillet 2008

On n’arrête pas de parler de changement climatique. Voilà que l’on s’intéresse aux conséquences d’un pareil bouleversement sur des îles comme la nôtre. Les Réunionnais tentent quant à eux de se plier aux règles environnementales, quand d’autres expérimentent déjà des technologies les plus invraisemblables. Vous avez dit ’changement climatique’ ?
Quelles sont les conséquences du changement climatique ? Il serait irréversible, aux dires de nombreux rapports scientifiques. La situation de nombreuses îles est donc particulièrement inquiétante. Des experts prévoient leur disparition pure et simple. Les scenarii les plus pessimistes, mais ô combien réalistes, envisagent des famines, des pandémies, des émeutes et des guerres civiles à travers le monde pour détenir les dernières ressources naturelles. Certains biologistes émettent l’idée d’une diminution drastique de la biodiversité, suite au changement climatique. Des climatologues avertissent que le réchauffement global au cours du 21ème siècle sera compris entre 2°C et 5°C. Il pourrait atteindre 8°C, voire 11°C. Et de préciser qu’un changement brutal pourrait survenir au cours d’une seule décennie. Le 4ème rapport du GIEC, groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, estime que des centaines de millions de réfugiés climatiques devront se déplacer à cause de tous ces événements. Sommes-nous concernés, Réunionnais ? Comme tout le monde. Mais tout le monde n’a pas conscience de ce qui se joue. L’humanité est en péril, et bon nombre ne le voient pas. On lit avec rigueur les chiffres, les données, les conclusions de recherche. Mais qui oserait remettre en cause la croissance de son pays au nom de la lutte contre le changement climatique ? Il y a moyen d’agir. Les sociétés "modernes" brillent par leur vision archaïque de l’environnement. Tenez ! L’Etat français nous bassine avec l’énergie nucléaire, soi-disant propre. Certains vantent les mérites du biocarburant. Mais est-ce si biologique que cela ? Est-ce développer les méthodes les plus subtiles pour protéger notre planète ? Restent encore moult questions. Face aux nouvelles menaces climatiques, comment préserver notre biodiversité ? Que pouvons-nous faire "immédiatement" pour les réduire au maximum ?
De la géo-ingénierie ou de la science-fiction ?
Chacun, à son petit niveau, peut agir. Que l’on soit simple citoyen, décideur politique, expert scientifique, tout le monde a son mot à dire dans ce sujet d’actualité. Il faut d’abord avoir les bons gestes qui sauvent la planète. Ne pas jeter les déchets partout. Trier. Composter. Marcher. Réduisons notre consommation de carburants. Privilégions le transport en commun. Ne polluons pas notre environnement naturel. Réduisons le volume de nos déchets. Arrêtons avec les sachets en plastique. Ne lavons plus nos voitures dans les rivières. Il y a tellement de choses à faire au quotidien ! Pourtant, en observant les consommateurs réunionnais, on est loin du compte. Et puis, direz-vous, ce ne sont pas ces petits gestes qui inverseront les conséquences de tant d’années de pollution atmosphérique. Certains livrent toute confiance aux scientifiques, qui trouveront bien quelque chose pour sauver la planète. Il faut dire que depuis bien longtemps, les scientifiques s’intéressent aux vertus de la géo-ingénierie. Les technologies de modifications de climat relèvent-elles vraiment de la science ? Ne sont-ce pas tout simplement de la science-fiction ? Déjà, durant la Seconde Guerre mondiale, le physicien Jon Von Neumann commença à travailler sur les manipulations climatiques. Le département de la Défense américain s’intéresse aussi à cette arme de guerre. En 1967, le projet "Popeye" appliqué au Vietnam réussit à prolonger la saison des moussons en ensemençant les nuages avec de l’iodure d’argent pour détruire les cultures de l’ennemi, empêcher le mouvement de ses troupes et leur ravitaillement le long de la piste Ho Chi Min. Il existerait des sociétés privées de modifications du temps, aux USA, en Chine, en Russie. Selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), plus de 100 projets de modification artificielle du temps sont mis en œuvre aujourd’hui par plusieurs dizaines de pays. On peut encore citer les programmes de géo-ingénierie menés par le Lawrence Livermore National Laboratory et l’Université de Stanford (Californie), dont Edward Teller, le père de la bombe H, considéré comme l’un des savants les plus brillants du 20ème siècle, resta le directeur émérite jusqu’à sa récente disparition. Bref, on se croirait en plein film de science-fiction. Pourtant, certains vont jusqu’à dire que les potentialités de la géo-ingénierie sont de loin plus intéressantes que les mesures fixées pour le Protocole de Kyoto. Alors, quand va-t-on "climatiser" la Terre ? Mon dieu ! certains y pensent.
Bbj
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