MEDEF Réunion : projet réunionnais centre du débat de la présidentielle à La Réunion
3 septembre, parUn manifeste construit à La Réunion
Record de chaleur battu en Inde, 47 degrés à New-Dehli
23 mai 2016, par

Outre une vague de chaleur qui a déjà tué 3.000 personnes, l’Inde est confrontée à un manque d’eau qui touche le quart de sa population, soit près de 350 millions de personnes. La Réunion est-elle prête à s’adapter pour faire face à ces phénomènes qui la toucheront ?
Jeudi, en Inde et au Pakistan, le thermomètre a franchi la barre des 50 degrés dans des contrées désertiques. À Phalodi, ville du Rajastan située à 600 kilomètres de New-Dehli, il a fait 51 degrés. C’est la température la plus élevée jamais relevée en Inde. Dans les villes et les campagnes, cette vague de chaleur a déjà provoqué la mort de 3.000 personnes. À New-Dehli, il a fait plus de 47 degrés. 350 millions doivent faire face à un manque d’eau causé par des pluies insuffisantes lors de la mousson. Plus au Sud, le Sri Lanka est frappé par de grandes intempéries. L’eau est à l’origine d’une coulée de boue qui a emporté 100 personnes, 64 sont décédées à cause des inondations et 500.000 personnes ont dû quitter leur maison à cause de la montée des flots.
Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient. L’an dernier, la canicule avait tué 2.400 personnes en Inde. Cette année, le bilan est déjà plus lourd. Plusieurs États doivent gérer une pénurie d’eau. Les pauvres sont les premières victimes de la vague de chaleur. Ils vivent souvent dans des maisons en tôle, très vulnérables à la hausse de la température.
À quelques milliers de kilomètres de La Réunion, la canicule en Inde rappelle tout d’abord que face au changement climatique, les pauvres paient le plus lourd tribut. Elle met ensuite en évidence le problème primordial de l’eau. L’Inde compte aujourd’hui plus de 1,2 milliard d’habitants. Cette vague de chaleur n’aurait sans doute pas eu les mêmes conséquences si l’Inde était moins peuplée. Mais les effets du changement climatique se feront ressentir toujours plus, et cela au moment où la population est chaque jour plus nombreuse.
À La Réunion, le manque d’eau se fait déjà ressentir chaque année dans plusieurs communes de l’île. Durant la saison sèche, les bulletins d’informations mentionnent souvent des coupures d’eau visant des quartiers entiers pour préserver la ressource. La Réunion compte aujourd’hui 850.000 habitants. Dans 20 ans, elle atteindra le million. Avec 150.000 personnes de plus, la gestion de l’eau sera un véritable défi dans un contexte de changement climatique. Des sécheresses pourraient donc rendre encore plus difficile l’accès de tous à l’eau dans les mêmes conditions.
Les usages actuels de l’eau ne favoriseront pas l’application de ce droit. L’arrosage des espaces verts et le remplissage des piscines mobilisent d’importantes quantité d’eau potable. L’eau potable est également utilisée dans les familles pour tous les traitements sanitaires, y compris l’évacuation des déchets. Conditions climatiques, usage de l’eau et hausse de la population amèneront à des mesures d’adaptation pour que le liquide le plus précieux ne soit pas une source de conflits permanents entre Réunionnais.
M.M.
Un manifeste construit à La Réunion
Mézami zot i koné laba dann bannzil Caraïbe néna in pti zil i apèl Bonaire é pti zil la l’apré lité pou défann son lanvironeman. Mèm étan koloni (…)
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