Semaine africaine du climat

Climat : l’Afrique se mobilise, La Réunion en première ligne

3 septembre 2025, par Manuel Marchal

La Semaine du Climat s’’est ouverte hier dans la capitale éthiopienne. Organisé par ONU Climat et accueilli par la République fédérale démocratique d’Éthiopie, cet événement majeur réunit gouvernements, entreprises, financiers, société civile et peuples autochtones autour d’un même objectif : accélérer la transition climatique en Afrique et dans le monde.

Le rendez-vous prend une résonance particulière pour les pays africains insulaires, en première ligne face aux bouleversements climatiques. La Réunion illustre ces vulnérabilités. L’île connaît déjà la montée du niveau de la mer, l’érosion côtière, l’intensification des cyclones et des sécheresses. Pour ses habitants, le changement climatique n’est pas une menace abstraite mais une réalité quotidienne, qui exige des réponses urgentes et adaptées.

« Nous sommes à un moment crucial du parcours climatique mondial. La Semaine du Climat à Addis-Abeba est l’occasion de partager et de développer des solutions concrètes », a déclaré Simon Stiell, secrétaire exécutif d’ONU Climat. Ces solutions concernent directement les îles comme La Réunion, où l’adaptation des littoraux, la sécurisation des ressources en eau et la transition énergétique sont devenues des priorités vitales.

Les débats de la semaine s’articulent autour du Forum de mise en œuvre (3-4 septembre), qui rassemblera responsables politiques, négociateurs, acteurs économiques et financiers. De nouveaux « laboratoires de mise en œuvre » mettront l’accent sur des enjeux clés : financement de l’adaptation, agriculture durable, protection des forêts, alimentation résiliente, autonomisation des communautés. Autant de thématiques qui résonnent particulièrement pour les sociétés insulaires, dépendantes des importations mais aussi riches en biodiversité menacée.

Renforcer la voix du continent avant la COP30

La Semaine du Climat servira également de tremplin au Sommet africain sur le climat (8-10 septembre), qui doit renforcer la voix du continent avant la COP30 de Belém, en Amazonie, en novembre prochain. « Cet alignement stratégique garantit que les priorités climatiques de l’Afrique ne restent pas des aspirations régionales, mais soient élevées au rang d’agenda mondial », a souligné Fitsum Assefa, ministre éthiopienne de la Planification et du Développement.

Pour La Réunion, ce cadre continental et international offre une opportunité : faire entendre la spécificité des territoires insulaires africains et obtenir des financements adaptés à leurs réalités. Car l’avenir climatique de l’île dépendra de la capacité collective à transformer les engagements en actions concrètes et rapides.

M.M.

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