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11 décembre 2009, par

Mercredi, le représentant des îles Tuvalu avait soutenu la proposition d’amendement de son pays au Protocole de Kyoto afin que ce dernier puisse être contraignant. Comme l’indique le stand dans le hall des Organisations non-gouvernementales, 10.000 Tuvaliens sont à la recherche d’un avenir à construire.
Mercredi, le cri des peuples en danger avait résonné lors de la séance plénière. Les Tuvalu avaient défendu un amendement au Protocole de Kyoto déposé six mois plus tôt.
Six mois durant lesquels les Tuvalu n’ont rien vu venir pendant que le niveau de la mer continuait à monter inexorablement, recouvrant peu à peu la terre de ce peuple du Pacifique.
Un stand appelé Copenhagen 2009 Tuvalu se situe dans le hall réservé aux Organisations non gouvernementales. Il donne un aperçu de l’ampleur de la catastrophe. Ce sont 10.000 personnes qui doivent trouver les moyens de se construire un avenir. C’est la population de ce pays qui ne sait pas où aller. D’autres pays sont en effet touchés par l’impact de la montée des eaux. Mais le réchauffement climatique ne les menace pas dans l’immédiat d’une submersion totale.
Seul un accord juste pourra les sauver. Mais pour ce qui concerne le peuple tuvalien, la mécanique est enclenchée. Même si toute pollution cesse aujourd’hui, il reste suffisamment de CO2 dans l’atmosphère pour continuer à faire fondre de la glace, et augmenter ainsi le niveau de la mer.
Et dans le cas le plus favorable, cette solution n’est pas envisageable. Aucun pays pollueur n’est prêt à changer totalement son système économique du jour au lendemain. Les discussions se poursuivent, en présence du premier peuple du monde qui voit sa terre totalement engloutie dans l’océan par la faute d’autres êtres humains.
Manuel Marchal
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