Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mise en œuvre de la Feuille de route Bakou–Belém à la COP30
18 novembre 2025

La mobilisation mondiale en faveur d’un financement climatique ambitieux a franchi une nouvelle étape lors de la première réunion consacrée à la mise en œuvre de la Feuille de route Bakou–Belém. Réunis le samedi 15 novembre dans la Blue Zone de la COP30, des représentants de pays développés et en développement, de banques de développement, d’investisseurs, d’institutions financières et d’organisations de la société civile ont discuté des moyens d’atteindre l’objectif majeur fixé pour 2035 : mobiliser 1 300 milliards de dollars au profit des pays en développement. La Réunion pourra-t-elle en bénéficier ?
Cette Feuille de route, élaborée conjointement par les présidences de la COP29 et de la COP30, trace un parcours précis pour réorienter des flux financiers mondiaux massifs vers l’action climatique, en s’appuyant sur une coopération renforcée entre États et acteurs financiers. Pour l’Ambassadeur André Corrêa do Lago, Président de la COP30, l’élan politique est palpable : « Nous continuerons à travailler pour faire des 1 300 milliards de dollars une réalité. » Il s’est également félicité des plus de 200 contributions reçues de gouvernements, d’institutions financières, d’experts académiques et d’organisations citoyennes. Parmi celles-ci figure notamment le rapport du Cercle des ministres des Finances de la COP30, piloté par le ministre brésilien Fernando Haddad.
La directrice générale de la COP30, Ana Toni, a rappelé que les ressources financières existent déjà au niveau mondial. Pour elle, le véritable défi consiste à transformer en profondeur leur orientation : « Il ne s’agit pas forcément de créer de nouveaux instruments, mais de créer une finance meilleure : prévisible, accessible, disponible et équitable. » Elle a souligné que les initiatives récentes — Bridgetown, 4P, Finance in Common, le Sommet africain du climat, le G20 TF-CLIMA ou encore le Cercle des ministres des Finances — témoignent d’une dynamique politique croissante en faveur d’une réforme des structures financières internationales.
De son côté, Simon Stiell, Secrétaire exécutif de la CCNUCC, a rappelé l’urgence d’avancer sans délai. L’ambition financière de 1 300 milliards de dollars est selon lui « élevée mais atteignable ». Il a évoqué les ravages récents de l’ouragan Melissa en Amérique centrale, rappelant que le coût de l’inaction dépasse largement celui de la prévention : « Nous devons passer des idées aux résultats. »
Luiz de Andrade Filho, responsable des questions financières pour la Présidence de la COP30, a insisté sur la volonté manifeste des Parties de collaborer pour mettre en œuvre la Feuille de route. Elmaddin Mehdiyev, représentant la Présidence de la COP29, a annoncé que les prochaines étapes consisteront à préciser les modalités opérationnelles des mesures proposées.
Des représentants de la France, du Japon, du Kenya, de la Norvège, de la Chine, du Canada, du Royaume-Uni et de l’Union européenne ont également pris la parole, réaffirmant l’importance de bâtir un système financier international capable de soutenir, à la hauteur des enjeux, la transition climatique mondiale.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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