Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
COP 30 à Bélem
20 novembre 2025, par

Une coalition de pays soutient la proposition brésilienne visant à inscrire l’élimination progressive des énergies fossiles au cœur de la COP30. La jeunesse, incarnée par Marcele Oliveira, exige justice climatique et protection des forêts, tandis qu’António Guterres appelle à une « bataille décisive » face au dépassement annoncé de 1,5 °C. Les jeunes et les peuples autochtones, en première ligne, réclament une transition juste et respectueuse des territoires.
Photo UNFCCC/Kiara Worth
Participants à la table ronde de la jeunesse organisée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à la COP30 à Belém, au Brésil.
C’était comme tourner une page. Après des années de débats, la feuille de route pour éliminer progressivement les combustibles fossiles pourrait enfin entrer dans les décisions officielles des négociations climatiques. Mardi, une coalition de ministres de plusieurs pays – de la Colombie au Royaume-Uni, en passant par l’Allemagne, le Kenya ou les Îles Marshall – a apporté son soutien à la proposition brésilienne visant à placer la transition énergétique au cœur de la COP30. Objectif : intensifier les efforts pour maintenir le réchauffement sous les 1,5 °C.
Dans la salle, le silence s’est installé lorsque Marcele Oliveira, championne de la jeunesse pour la COP30, a pris la parole. « Les énergies fossiles détruisent nos rêves », a-t-elle lancé, rappelant que cette transition représente « la mobilisation pour la justice climatique la plus importante de cette génération ». Pour elle, les enfants et les jeunes doivent être placés au centre des décisions. L’avis récent de la Cour internationale de Justice, qualifiant l’inaction climatique de manquement grave des États, renforce cette exigence. Elle appelle à protéger les forêts, soutenir leurs défenseurs et reconnaître le rôle des jeunes dans l’action locale.
Plus tard, António Guterres a rencontré des délégués de la jeunesse et leur a présenté des excuses : les générations précédentes n’ont pas réussi à freiner la crise. Les projections annoncent désormais un dépassement du seuil de 1,5 °C. Le Secrétaire général de l’ONU exhorte donc la jeunesse à mener avec lui cette « bataille décisive » pour réduire au minimum la durée de ce dépassement, malgré les lobbies qui « font passer les profits avant le bien-être de la planète ».
« Nous voulons juste être des enfants », a confié João Victor da Silva, 16 ans, rappelant que les jeunes ne choisissent pas d’être militants : ils le deviennent par nécessité. D’Aruba, Nigel Maduro a décrit l’effacement progressif des plages de son enfance, preuve que les négociations avancent trop lentement pour les îles menacées.
Cette COP30 est marquée par des mobilisations nombreuses, souligne la dirigeante autochtone Txai Suruí. Elle alerte sur l’Amazonie, proche d’un point de bascule irréversible. Les peuples autochtones, pourtant premiers protecteurs de la biodiversité, restent sous-représentés face au lobbying des grandes entreprises. Leur rôle est enfin mieux reconnu, mais les déséquilibres persistent.
Pour Marcele Oliveira, la transition énergétique devra être juste : elle doit « écouter et accueillir les territoires ». La démarcation des terres autochtones sera essentielle pour éviter que les changements nécessaires ne fassent de nouveaux sacrifiés. Une page se tourne peut-être, mais elle ne pourra être écrite qu’avec celles et ceux qui vivront l’avenir qu’elle dessine.
M.M.
Paul Vergès : 2016-2026
Mézami mi rapèl lo tan demoune dsu la tèr l’avé pèr la guèr nikléèr i pète avèk la déstrikssion konplète bann sivilizassion. Pars dann tan-la (…)
In kozman pou la rout
Conséquence du sabotage depuis 2010 du plan d’autonomie énergétique de La Réunion
Réchauffement des océans
La casse sociale continue
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Rapport de l’Inspection générale des finances