Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Manifestation, arrestations, changement de présidence, interventions des chefs d’État et de gouvernement
17 décembre 2009

L’arrivée des chefs d’État et de gouvernement a impulsé une nouvelle dynamique à la conférence. Il ne reste plus que deux jours pour parvenir à un texte qui arrive à concilier les intérêts de 192 pays, dont plusieurs voient la survie de leur peuple menacée à court terme par le changement climatique. Une manifestation devant le lieu de la conférence a tourné à l’affrontement tandis que c’est Lars Løkke Rasmussen, Premier ministre du Danemark, qui a remplacé Connie Hedegaard à la présidence de la Conférence.
Officiellement, c’est en raison du nombre sans précédent de chefs d’État et de gouvernement réunis pour une telle rencontre que Connie Hedegaard, ministre du Climat du Danemark, a cédé la présidence de la Conférence de Copenhague à Lars Løkke Rasmussen, Premier ministre du pays hôte. « J’ai demandé à Connie Hedegaard de continuer à discuter d’un accord avec ses collègues », a notamment déclaré le Premier ministre du Danemark. « Il y a tellement de chefs d’État et de gouvernement qui viennent donner leur position qu’il est plus approprié que le Premier ministre danois préside (…) Les dirigeants travaillent, les ministres travaillent et les négociateurs travaillent pour atteindre un accord global. Laissez-les faire », a pour sa part indiqué l’ex-présidente de la Conférence.
Il s’avère qu’à deux jours de la conclusion, aucun accord n’est encore sur la table. « C’est inacceptable », a souligné en séance plénière, Mohamed Nashed, président des Maldives. Hier lors de cette assemblée, les Européens sont en effet restés sur leur position de baisse sans condition de 20% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, et de 30% si d’autres pays font des efforts, a rappelé José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. L’objectif de l’Europe, et d’autres pays, est de stabiliser l’augmentation de la température moyenne à deux degrés. Pour des pays comme les Maldives, c’est une condamnation à mort. Le président des Maldives a souligné que pour que la température de la Terre ne s’élève pas de plus de 1,5 degré, condition pour la survie de cet archipel, le monde de 2020 devra faire baisser de 40% ces émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, c’est le double de l’engagement sans condition des Européens.
Un autre lieu pour les ONG
Cette tension palpable à l’intérieur de la Conférence est aussi présente en dehors. Des restrictions ont été imposées à la présence des ONG. Du coup, le gouvernement du Danemark organise une Conférence alternative pour les ONG à Forum, un lieu situé dans le centre-ville de Copenhague à plusieurs kilomètres de Bella Center.
Hier avaient également lieu plusieurs manifestations. L’une d’entre elles a tourné à l’affrontement avec les policiers, plus de 200 personnes ont été arrêtées.
Il ne reste qu’aujourd’hui et demain pour boucler les négociations, pendant que les chefs d’État et de gouvernement défilent à la tribune de la conférence.
« Je sais qu’il n’y a pas de limite à l’ingéniosité des Américains »
Le président Mohamed Nashed des Maldives a rappelé que pour ne pas que son pays disparaisse, la concentration de CO2 dans l’atmosphère du CO2 ne doit pas dépasser 350 parts par million. Il souligne que « les Etats-Unis s’opposent à cet objectif parce que la technologie n’existe pas pour le réaliser ». « Mais je sais qu’il n’y a pas de limite à l’ingéniosité des Américains », déclare le président des Maldives qui précise que « quand le président Kennedy avait annoncé que dans moins de dix ans, les Etats-Unis enverrait un homme sur la Lune, la technologie n’existait pas. Et quelques années plus tard, les Américains se posaient sur la Lune ». « Donner la direction politique, et la technologie suivra », ajoute Mohamed Nashed.
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