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Sommet des jeunes sur le changement climatique
29 septembre 2021

Les ambassadeurs de la jeunesse réunit à Milan en un sommet de la colère ont fait part de leurs exaspérations face aux promesses et aux déclarations vides de sens. Ils ont appelé les dirigeants du monde à "se réveiller" et à prendre au sérieux la crise climatique, à un mois de la cruciale conférence climat COP26.
"C’est tout ce que nous entendons de la part de nos soi-disant dirigeants : des mots. Des mots qui sonnent bien mais qui n’ont mené à aucune action, nos espoirs et nos rêves noyés dans leurs mots et leurs promesses creuses", a déclaré la militante suédoise Greta Thunberg (image ci-dessous).
"Il n’y a pas de planète B, il n’y a pas de planète bla bla, bla bla bla, bla bla bla, économie verte bla bla, neutralité carbone en 2050 bla bla", a-t-elle ajouté, dénonçant "trente années de bla bla" des dirigeants du monde et leur "trahison des générations actuelles et futures".
Plus de 400 jeunes de plus de 190 pays, âgés de 15 à 29 ans, sont réunis à Milan, en Italie, pendant trois jours pour un Sommet des jeunes sur le changement climatique organisé par les Nations Unies, l’Italie et la présidence britannique de la COP26. L’objectif pour eux est d’élaborer leur vision commune de l’urgence climatique et des actions prioritaires à mener.
Leur déclaration sera soumise dans la foulée à une cinquantaine de ministres réunis pour préparer la COP26 de novembre à Glasgow. "Je vous entends (...) Nous voulons entendre vos idées créatives et ambitieuses", leur a lancé le président britannique de la COP26, Alok Sharma, par vidéo.
"Au début du mois, un sondage auprès de jeunes a montré que plus de la moitié d’entre eux ont peur que l’humanité ne soit condamnée. Franchement, cela fait honte à ma génération", a-t-il ajouté.
"Mais aujourd’hui les dirigeants mondiaux ont l’occasion de se racheter, de prendre des engagements ambitieux" pour respecter l’ objectif idéal de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, a indiqué le président britannique de la COP26.
Dans un communiqué, le Secrétaire général de l’ONU a indiqué dans un message vidéo adressé aux jeunes participant au Sommet que "la crise climatique est une alerte rouge pour l’humanité".
Pour Antonio Guterres, "les jeunes sont à l’avant-garde pour proposer des solutions positives, plaider en faveur de la justice climatique et demander des comptes aux dirigeants. Nous avons besoin des jeunes partout pour continuer à faire entendre votre voix".
Selon lui, ces voix doivent se faire entendre pour obtenir des progrès dans le renforcement de la résilience et veiller à ce qu’au moins 50% du soutien climatique soit consacré à l’adaptation afin de protéger les vies et les moyens de subsistance ; pour que les pays développés tiennent leur promesse de 100 milliards de dollars par an de financement climatique au monde en développement ; pour que davantage de gouvernements, d’entreprises et d’investisseurs réduisent leurs émissions ; pour intensifier l’éducation au climat, les emplois verts et une croissance économique juste et inclusive.
« Votre solidarité et vos demandes d’action sont un exemple puissant. Nous avons besoin que les dirigeants nationaux suivent votre exemple et garantissent l’ambition et les résultats dont nous avons besoin à la COP26 et au-delà », a conclu Antonio Guterres.
"Ils invitent des jeunes triés sur le volet à des réunions comme celle-ci et ils prétendent nous écouter, mais ce n’est pas le cas, ils ne nous écoutent pas, ils ne l’ont jamais fait", a répondu Greta Thunberg à la tribune au président britannique de la COP26, Alok Sharma, par vidéo.
"Il est temps pour nos dirigeants de se réveiller, il est temps pour nos dirigeants d’arrêter de parler et de commencer à agir, il est temps pour les pollueurs de payer, il est temps de tenir les promesses", a expliqué la militante ougandaise Vanessa Nakate à l’Agence France Presse.
Cette dernière a listé les "souffrances" endurées en Afrique, en Asie ou dans le Pacifique par les peuples les moins responsables du réchauffement. "Il est temps, il est temps, il est temps. Et n’oubliez pas d’écouter ceux qui sont les plus vulnérables", a-t-elle ajouté devant toute l’assistance.
Alors que les catastrophes climatiques se multiplient, les engagements des États ne sont toujours pas à la hauteur pour respecter les objectifs de l’accord de Paris de limiter le réchauffement de la planète bien en deçà de +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, si possible +1,5°C.
Selon la dernière évaluation des Nations Unies publiée mi septembre, le monde se dirige vers un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C. "Il faut écouter la science. Nous devons effectuer la transition (vers une économie bas carbone) avant 2030", a plaidé la Péruvienne Valery Salas, 24 ans, une des 400 délégués.
"Les jeunes sont ici pour travailler, pour proposer, pour trouver des solutions vers un avenir meilleur", a-t-elle déclaré à l’AFP. Cette dernière s’inquiète que les jeunes n’aient "pas une place à la table" des décisions politiques.
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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