Une nouvelle étude alerte sur l’urgence d’arrêter de polluer

Crise climatique : le seuil de 1,5 degré de l’Accord de Paris pourrait être dépassé d’ici quatre ans

15 juin, par Manuel Marchal

Dans une étude intitulée « Indicators of Global Climate Change 2024 », publiée jeudi dans la revue « Earth System Science Data », un consortium international de 61 chercheurs issus de 17 pays confirme que le seuil de 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris devrait être franchi dans les prochaines années si les émissions mondiales de gaz à effet de serre se maintiennent à leur niveau actuel.

Une nouvelle étude publiée jeudi par un consortium international de chercheurs tire la sonnette d’alarme sur l’évolution du climat mondial. Selon leurs conclusions, le seuil de réchauffement de 1,5 degré fixé comme objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris devrait être dépassé au cours des quatre prochaines années si les tendances actuelles se poursuivent.
L’étude a été réalisée par un consortium international de 61 scientifiques issus de 17 pays, réunissant notamment des chercheurs du CNRS, de Météo-France, du CEA, de Mercator Ocean International et de plusieurs universités et instituts de recherche à travers le monde.

Adopté en 2015 par près de 200 pays, l’Accord de Paris vise à limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels, tout en poursuivant les efforts pour la contenir à 1,5 degré. Ce dernier objectif est considéré par les scientifiques comme essentiel pour réduire les impacts les plus graves du changement climatique.
Les chercheurs soulignent que les émissions mondiales de gaz à effet de serre restent à des niveaux élevés malgré les engagements pris par de nombreux États. La poursuite de cette trajectoire augmente considérablement le risque de franchir durablement la limite de 1,5 degré, avec des conséquences potentiellement importantes sur les écosystèmes, les ressources en eau, l’agriculture et les populations les plus vulnérables.

Les années récentes parmi les plus chaudes jamais enregistrées

Selon l’étude, les années récentes figurent déjà parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les sécheresses, les inondations et les tempêtes, deviennent plus fréquents et plus intenses dans plusieurs régions du monde.
Face à ce constat, les scientifiques appellent à une accélération des efforts internationaux pour réduire les émissions de carbone, développer les énergies renouvelables et renforcer les politiques d’adaptation au changement climatique. Ils estiment que chaque fraction de degré évitée permet de limiter les risques pour les sociétés humaines et les écosystèmes.
Cette nouvelle alerte intervient à un moment où la communauté internationale est appelée à renforcer ses engagements climatiques afin d’éviter que les objectifs de l’Accord de Paris ne deviennent hors de portée.

M.M.

A la Une de l’actuImpasse du modèleAccord de Paris sur le climat

Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus