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Inondation
16 août 2010, par

Les secours tardent à venir auprès des 12 millions de sinistrés victimes des inondations. Ban KI-moon arrivé dimanche au Pakistan, constate que le pays sombre dans la crise humanitaire. Les pluies diluviennes qui sont tombées fin juillet sur le Pakistan ont fait près de 1.600 morts, et 2 millions de sinistrés. Il s’agit des inondations les plus importantes de l’histoire du pays.
Les inondations ont touché le nord-ouest du pays, et des crues ont affecté plus particulièrement la province de Khyber-Pakhtunkhwa, le général Athar Abbas, avait déclaré le 31 juillet dernier aux journalistes que, « les dévastations sont si étendues qu’il est tout à fait possible que nous n’ayons pas été informés de tous les décès ».
Le secrétaire de l’ONU appelle la communauté internationale
Le secrétaire général de l’ONU a demandé, dimanche 15 août, à la communauté internationale de délivrer plus facilement les aides prévus pour les 20 millions de victimes des inondations. De plus, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds international de 460 millions de dollars pour secourir d’urgence les six millions de sinistrés les plus vulnérables, tout en prévenant qu’il en faudrait des milliards à plus long terme pour reconstruire les villages, infrastructures et récoltes dévastés par les flots, indique l’Agence France Presse.
Cette catastrophe naturelle a mis en évidence le manque d’anticipation et d’efficacité du gouvernement, considéré « amorphe » par les Pakistanais. Dépassé par l’ampleur du désastre, le gouvernement est critiqué pour n’avoir pas réagi assez rapidement face à la crise. Le président aurait laissé l’armée et les organisations internationales gérer la situation. Le mécontentement grandissant, laisse « planer le risque de troubles sociaux et politiques », selon des analystes.
Manque d’eau et risque d’épidémies
Six millions de personnes n’ont toujours pas reçu d’aide et n’ont toujours pas accès à l’eau potable. Le chaos règne autour des camion d’aide humanitaire lors de distribution de vivres. « L’impatience des gens nous a privés du peu de nourriture qui était arrivé », a déploré Shaukat Ali, l’une des victimes des inondations qui attendait de l’aide alimentaire, au journaliste de l’AFP.
L’ONU est préoccupée par les maladies liées à la contamination des eaux. En effet, un cas de choléra a été confirmé dans un hôpital de la vallée de Swat, dans le nord du pays, et les organisations humanitaires ont pris des mesures pour prévenir une crise sanitaire. D’après le porte-parole des opérations humanitaires de l’ONU, Maurizio Giuliano, 36.000 personnes souffriraient de diarrhée aiguë.
Céline Tabou
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