Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Australie
10 février 2009, par

Le bilan toujours provisoire des feux les plus meurtriers de l’histoire de l’Australie atteignait 130 morts mais il pourrait se finaliser autour de 170 morts, de nombreuses victimes étant toujours portées disparues et 78 autres ayant été hospitalisées pour de très graves brûlures. Les incendies de l’Etat de Victoria sont la catastrophe la plus grave en Australie depuis le cyclone Mahina en 1899. Dans l’Etat méridional du Victoria, le mercure a atteint vendredi dernier les 48 degrés Celsius.
Le bilan toujours provisoire des feux les plus meurtriers de l’histoire de l’Australie atteignait 130 morts. La presse locale estime que le bilan final pourrait atteindre 170 morts, de nombreuses victimes étant toujours portées disparues dans des maisons détruites par les flammes et 78 autres ayant été hospitalisées pour de très graves brûlures.
A la sécheresse exceptionnelle du Sud-Est s’ajoutent les inondations catastrophiques du Queensland, au Nord, et les scientifiques y voient deux bonnes raisons de redoubler d’efforts dans la lutte contre les bouleversements climatiques. De l’avis des scientifiques, l’environnement hostile de l’île-continent en fera l’une des premières victimes du réchauffement.
"L’augmentation constante des émissions de gaz à effet de serre va accroître le réchauffement et la sécheresse dans le sud de l’Australie, les risques d’incendie seront donc plus importants", estime Kevin Hennessy, membre du Centre de recherches scientifiques et industrielles du Commonwealth.
Les incendies de l’Etat de Victoria sont la catastrophe la plus grave en Australie depuis le cyclone Mahina, qui a fait plus de 400 morts en 1899.
Plusieurs milliers de pompiers continuaient lundi à lutter contre une dizaine de foyers toujours hors de contrôle malgré des conditions climatiques plus fraîches et un vent moins soutenu dans l’Etat de Victoria, où 330.000 hectares ont été dévastés en quelques jours et près de 800 habitations ont
été détruites.
Le mercure a atteint les 48 degrés Celsius
Près de 50 personnes sont également mortes en raison de la pire vague de chaleur depuis un siècle qui sévit dans le sud de l’Australie, ont indiqué samedi les autorités.
C’est cette canicule qui serait est à l’origine de nombreux feux de forêts dans l’Etat méridional du Victoria où le mercure a atteint vendredi dernier les 48 degrés Celsius.
Samedi matin, les services de secours ont indiqué avoir déploré six nouveaux décès, également imputés à la canicule.
De nombreuses lignes électriques ont été coupées alors que plus de 500.000 foyers et commerces de Melbourne ont été plongés dans le noir vendredi soir après l’explosion d’un relais électrique à cause de la chaleur.
Selon les services de météorologie australiens, ces températures extrêmes qui ont atteint 48° à certains endroits du pays devraient perdurer cette semaine.
Les experts craignent une implosion sous l’impact du changement climatique
Les responsables attribuent cette vague de chaleur —qui fait suite à une sécheresse record— au réchauffement de la planète. Les experts craignent que l’Australie, qui émet plus de dioxyde de carbone par habitant que n’importe quelle autre nation sur terre, puisse aussi être la première nation à imploser sous l’impact du changement climatique.
La semaine dernière, il a semblé par moments que ce soit déjà le cas. Le chaos régnait à Melbourne après l’explosion d’un transformateur électrique qui a provoqué l’arrêt de l’ensemble du réseau de transport de la ville, bloqué les ascenseurs et mis hors service les feux de signalisation. Un demi-million de foyers et entreprises ont été privées d’électricité, et les patients étaient refoulés par les hôpitaux.
Les arbres dans les parcs de Melbourne perdent leurs feuilles, et les résidents d’une maison de soins en ont été réduits à placer leurs vêtements au congélateur pour trouver un peu de fraicheur.
Un continent très vulnérable
« Tout ceci est cohérent avec le changement climatique, et avec ce que les scientifiques nous ont prédit qu’il arriverait », a déclaré Penny Wong, le ministre du changement climatique.
L’Australie, qui est le continent habité au climat le plus sec sur terre, est considérée comme très vulnérable. Une étude menée par la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation a qualifié son écosystème comme étant le « potentiellement le plus fragile » sur terre face à cette menace.
De nombreux facteurs rendent la situation en Australie particulièrement précaire. Son climat est déjà chaud, sec et variable. Son agriculture, vulnérable aux aléas climatiques, joue un rôle particulièrement important dans l’économie. Et la plupart des habitants et des industries sont concentrées sur la côte, ce qui le rend le pays vulnérable à l’élévation du niveau des mers et aux violents cyclones qui accompagneront un monde devenu plus chaud.
Risham Badroudine
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