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Le changement cliamtique augmente les températures
29 mai 2023, par
Les politiques misent en place pour limiter le réchauffement climatique vont exposer plus d’un cinquième de l’humanité à des chaleurs extrêmes et potentiellement mortelles d’ici la fin du siècle.
La température à la surface de la Terre va augmenter de 2,7°C d’ici 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle, ce qui devrait pousser plus de 2 milliards de personnes hors de la zone de confort climatique qui a permis à l’humanité de se développer pendant des millénaires, selon cette étude parue dans Nature Sustainability.
Ainsi, 22% de la population mondiale à cette échéance sera concernée. L’Inde (600 millions), le Nigeria (300 millions) ou l’Indonésie (100 millions) sont les pays comptant le plus grand nombre de personnes qui pourraient être confrontées à une chaleur mortelle dans ce scénario.
"Cela représente un remodelage profond de l’habitabilité de la surface de la planète et cela pourrait conduire potentiellement à une réorganisation à grande échelle des endroits où les gens vivent", a indiqué Tim Lenton, de l’université britannique d’Exeter, auteur principal de l’étude.
Les chercheurs assurent qu’en limitant le réchauffement à 1,5°C, l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris de 2015, le nombre de personnes exposées à ces risques serait réduit à moins d’un demi-milliard de personnes.
Actuellement, le monde connaît un réchauffement proche de 1,2°C sous l’effet de l’activité humaine, notamment l’utilisation des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz), avec un cortège de catastrophes : canicules, sécheresses, feux de forêt, manque d’eau, ...
"Les coûts du changement climatique sont souvent exprimés en termes financiers mais notre étude souligne le coût humain phénoménal de l’échec à s’attaquer à l’urgence climatique", a indiqué Tim Lenton.
D’après ce dernier, "pour chaque réchauffement de 0,1°C au-dessus des niveaux actuels, ce sont 140 millions de personnes supplémentaires qui seront exposées à une chaleur dangereuse".
Le seuil de "chaleur dangereuse" a été fixée dans l’étude à 29°C de température annuelle moyenne. Les chercheurs attestent que dans l’histoire, les communautés humaines ont été les plus denses autour de températures moyennes de 13°C (dans les zones tempérées) et dans une moindre mesure de 27°C (dans des climats plus tropicaux).
Les risques sont accentués dans les régions le long de l’équateur terrestre, car le climat peut y être mortel à des températures plus basses qu’ailleurs en raison de l’humidité. Celle-ci empêche le corps humain de se rafraîchir par la transpiration.
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