La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Catastrophe naturelle
19 août 2015

Près de 20 000 personnes ont été touchées par les fortes pluies et les inondations qui ont frappé Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, et ses alentours la semaine dernière. Plus de 3 700 personnes se sont retrouvées sans domicile. Leurs maisons ne sont plus que des tas de boue et de débris.
Pour aggraver encore les choses, selon les autorités locales, plus de 64 tonnes de céréales ainsi que du bétail ont été emportés par les crues. De nombreux secteurs de Ouagadougou et de Bama, une commune de l’ouest du pays, étaient toujours sous les eaux plusieurs jours après l’atténuation des précipitations.
« Tous ont perdu leurs réserves alimentaires et leurs exploitations et ils ont maintenant besoin d’aide », a dit Aboubacar Mlougou, représentant du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR). « En l’absence d’aide humanitaire, ils devront pour survivre vendre tout ce qu’ils auront réussi à sauver des eaux, que ce soit des voitures, des charrues ou des brouettes. »
Selon M. Mlougou, outre l’hébergement, les besoins les plus pressants sont la nourriture, les médicaments et l’eau potable, mais aussi les moustiquaires, car le paludisme et d’autres maladies se développent dans les eaux stagnantes. Des latrines mobiles sont également nécessaires, car les secteurs les plus touchés sont les quartiers urbains « non aménagés », qui ne disposent pas de véritable système d’égouts.
Le gouvernement a déclaré que des activités génératrices de revenus allaient devoir être mises en place, car de nombreux Burkinabés ont perdu non seulement leur lieu d’activité, mais aussi leurs moyens de production agricole.
« Une demande de soutien a été envoyée à tous les partenaires humanitaires pour leur demander de mobiliser toutes les ressources dont ils disposaient », a dit à IRIN Ibrahima Barry, responsable du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) au Burkina Faso. « Nous devons mobiliser des ressources immédiatement pour sauver des vies ».
En s’appuyant sur des évaluations récentes des dégâts et sur les prévisions météorologiques qui prévoient encore plus de pluie pour les prochaines semaines, le gouvernement a dit avoir besoin d’environ 18 milliards de francs CFA (30 millions de dollars) pour répondre aux besoins de plus de 122 000 personnes qui devraient être touchées par les précipitations, dont 36 000 risquent de se retrouver sans domicile.
Ce montant permettrait, dans le cadre d’une intervention d’urgence, de distribuer 18 tonnes de céréales dans 13 régions, ainsi que des tentes, des couvertures et du matériel de cuisine.
Selon OCHA, un plan d’action national devrait être mis au point pour mieux aider le pays à atténuer les impacts du changement climatique, dont les pluies plus abondantes, dès que la capacité du Burkina Faso à réduire les effets des catastrophes aura été évaluée.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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