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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Pour une meilleure protection des populations et de l’économie contre les risques de catastrophe
17 décembre 2014

3233 catastrophes, évaluées à plus de 8,924 milliards de dollars de pertes économiques, ont été enregistrées entre 1980 et 2013 aux Comores, Madagascar, l’île Maurice et les Seychelles. Ces chiffres font partie du constat présenté lors de la sixième réunion de la plateforme régionale de protection financière contre les catastrophes climatiques et naturelles à Zanzibar, les 11 et 12 décembre 2014.
C’est pour faire face à cette situation que le programme ISLANDS pour la protection financière contre les risques de catastrophes (IFPP) a été mis en œuvre. Il est le fruit du partenariat entre la Commission de l’océan Indien (COI) – via son projet ISLANDS, le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR) et la Banque mondiale.
« Nous travaillons ensemble, non seulement pour réduire les risques de catastrophes, mais aussi pour prévenir leurs impacts économiques négatifs » explique Philippe Boullé, conseiller technique du programme IFPP.
La première partie de ce programme, focalisée sur la collecte d’informations, a entre autre révélé l’importance du risque que représentent les aléas météorologiques dans notre région (cyclone, inondation, sécheresse…). Par exemple, à Madagascar et à Maurice, ce type d’évènement représente plus de 80 % des pertes économiques suite aux catastrophes.
Grâce à ces informations, ce programme a permis aux pays d’évaluer les risques potentiels qu’ils encourent. Avec le changement climatique, nous assistons et nous nous attendons entre autre à une augmentation du nombre et de l’intensité des cyclones tropicaux dans notre région. « Cet exercice améliore notre processus de prise de décision pour faire face aux catastrophes à venir. Nous disons toujours que ce qui ne peut pas être mesuré, ne peut pas être géré » continue Kazuko Ishigaki, spécialiste des connaissances en risques au sein de l’UNISDR.
Ce programme, financé par l’Union européenne, est actuellement à sa dernière phase. Celle-ci consiste à trouver les meilleurs moyens pour compenser les pertes que les pays vont subir.
« Aujourd’hui nos pays ont les informations nécessaires, les compétences pour les interpréter et des propositions d’outils pour limiter l’impact des catastrophes. Nous devons maintenant prendre nos responsabilités pour que protéger nos populations et notre économie contre les risques de catastrophes, soient une réalité » conclut le Colonel Mamy Razakanaivo, président de la plateforme régionale de protection financière contre les catastrophes climatiques et naturelles.
Vu la portée du sujet, l’ouverture de la sixième réunion de la plateforme s’est faite en présence du vice-président de Zanzibar, S.E. Maalim Seif Shariff Hamad. « Notre pays est fier d’accueillir cet évènement qui a son importance pour l’avenir de notre région », confirme-t-il.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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